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 Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night


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Date d'inscription : 25/05/2013
Messages : 8
Avatar : Kwon Ji Yong [BIGBANG]
Pseudo : cymel

Emploi : DJ à temps plein et barman ou serveur à ses heures perdues


MessageSujet: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Sam 25 Mai - 14:57

Baek Noah

24 ans
coréen
DJ & barman/serveur
bisexuel
revenus modestes
jeoju
caractère
ici, il faut que tu décrives le caractère de ton personnage. pour que les autres membres réussissent bien à cerner ton personnage, écris un minimum de 300 mots
histoire
C’
est l’été, chaud, sec, assommant et le soleil d’août qui ne connaît pas de pitié écrase ce petit village campagnard d’arrière-pays. Les rues sont désertes et seuls les bourdonnements incessants des insectes estivaux résonnent dans l’air saturé. Chacun fait comme il peut pour échapper à cette insoutenable chaleur. La plupart ont choisis de rester terrés chez eux. Les plus jeunes quant à eux, préfèrent aller se baigner dans la petit rivière qui borde le village. Mais lui ne fait pas tant d’effort pour tenter de trouver un refuge à l’ombre. Au bout de la rue, assis du haut de sa moto, dans ses habits usés et délavés, il lance un regard critique sur les alentours : des champs, des forêts, quelques cours d’eau, des reliefs que les gens d’ici appellent « montagnes » alors que vraiment il s’agit tout juste de collines. Mais les gens d’ici sont cons. C’est le constat implacable qu’il fait à chaque fois qu’il met les pieds ici. Cons, méchants et remplis de préjugés. Il a envie de cracher à la figure de ces imbéciles tout le dégout qu’ils lui inspirent, du haut de leurs regard méprisants et suffisants, qui le jugent comme d’autres condamne à mort. Il les déteste et ils le lui rendent bien. Ils ont pourris sa vie. Parce qu’il n’est pas comme eux et qu’il n’a jamais voulu rentrer dans le rang. Alors il est le vilain petit canard, le mouton noir du troupeau auquel il faut jeter la pierre. Comme si ils valaient mieux que lui.

C’est ici, dans ce petit village de merde qu’il est né. C’est ici qu’il a grandi. Et c’est d’ici qu’il s’est tiré, plaquant l’école, pour se trouver un boulot à l’usine de la petite ville voisine. Si ça ne tenait qu’à lui, il ne mettra plus jamais les pieds dans ce patelin. Mais pourtant, c’est ici qu’il revient chaque week-end. Pour une raison, une seule… qui arrive vers lui en courant dans sa robe légère, un sourire éclatant peint sur ses lèvres roses, ses longs cheveux ondulent et dansent avec chacun des ses mouvements. Qu’elle est belle ainsi. On dirait qu’elle vole au-dessus du bitume, presque comme un ange. Non, c’est un ange. Son ange… son ange à lui, qui se jette à son coup. Un sourire lui échappe alors qu’il la réceptionne dans ses bras et tandis qu’elle se blottit contre lui, il sent toute la tension qui habitait son corps, et dont il n’avait même pas conscience avant qu’elle n’arrive, se relâcher. Et puis il les entend, un petit groupe de passants, un toussotement et les murmures qui suivent. Il se crispe et jette un regard mauvais en réponse aux regards désapprobateurs qu’ils leurs lancent. Il les connaît les messes basses, les attitudes outrées. Il sait ce qu’ils pensent de lui… ce qu’ils disent d’elle. Et c’est ça qui l’énerve le plus. Mais maintenant il n’est plus là la semaine pour la protéger. Il se moque de toute la haine qu’ils peuvent déverser sur lui, mais il ne supporte pas qu’ils essayent de salir son ange. Ils disent qu’elle mérite mieux que lui. Ils ont raison sur ce point, il le sait mieux que personne. Elle vient d’une bonne famille, elle est belle et intelligente. Elle pourrait avoir tellement mieux que lui et le peu qu’il a à lui offrir. Mais ça ne leur donne pas le droit de dire du mal d’elle parce qu’elle l’a choisi lui plutôt qu’un de ces garçons « bien » comme le fils du médecin ou celui de ce notaire.  Ils disent que la pauvre enfant s’est faite embobinée. Que si elle se raccroche à lui, c’est parce qu’elle lui a déjà céder. Et que lui, la semaine, il doit bien en profiter avec les filles de la ville.  Qu’elle est trop naïve pour s’en rendre compte. Foutaises. Ils ne savent rien, rien du tout. Il ne l’a jamais touchée. Ni elle, ni aucune autre fille d’ailleurs… parce que pour lui, il n’y a qu’elle.

Entre ses bras, elle sent sa tension et voit son regard sombre, alors elle se redresse un peu et lui murmure que tout va bien. De ne pas faire attention, qu’ils sont bêtes et jaloux de leur bonheur, c’est tout. Qu’elle l’aime et qu’elle voudrait profiter de leur après-midi ensemble. Comme à chaque fois, elle sait trouver les mots pour l’apaiser, alors il se détend à nouveau et récupère le second casque qui pend, accroché au guidon et le lui tend. Il remonte sur sa moto et elle s’installe derrière lui, ses deux bras fins enserrant sa taille. Alors il démarre et ils partent. Il n’a pas de destination précise en tête, il va juste les emmener quelque part, suffisamment loin de ces idiots du village pour qu’ils puissent prétendre le temps d’une après-midi que le monde ne se résume qu’à eux.




I
l est parti sous les drapeaux. Faire son service militaire pour faire honneur à son pays. Comme se le doit tout jeune homme une fois majeur. Il n’avait pas très envie d’y aller. Il aurait préféré repousser son service le plus longtemps possible mais cela voudrait dire qu’il devrait de nouveau la laisser seule. Maintenant elle va encore à l’école alors… alors quitte à être une corvée autant s’en acquitter le plus rapidement possible.

Pourtant, il n’aurait jamais pensé, quelques mois plus tard, changer de chanson. En s’enrôlant pour faire son service, il n’aurait jamais pensé trouver sa voie. Il n’aurait jamais pensé que l’armée soit pour lui. Et maintenant, le voilà qui considère de rester plus que ses deux années de service obligatoire. D’ailleurs, un haut-gradé vient de lui proposer d’être son secrétaire pour remplacer le sien qui est tombé malade. Ce colonel lui a dit qu’il avait du potentiel. Que si tout se passe bien, qui sait… il pourrait même passer le concours pour devenir officier. Se serait bien. Vraiment bien. Il serait rémunéré et puis surtout ça lui ferait une situation. C’est la perspective d’une carrière, d’une bonne carrière, qui s’ouvre à lui. Mais aussi un avenir. Pour lui. Pour eux deux. Il peut enfin lui montrer qu’il est digne d’elle. Il va enfin pouvoir lui offrir la vie qu’elle mérite. Et puis, une fois qu’elle aura finit ses études, ou au moins le lycée, ils pourraient s’installer ensemble. Il pourra subvenir à ses besoins. Ils pourraient peut-être même s’acheter une petite maison pas loin du régiment où il serait affecter. Et puis fonder une famille ensemble, une vraie. Mari et femme. Avec leurs enfants… Il la rendra heureuse, elle verra, c’est une promesse, il lui en donne sa parole. Tout sera parfait comme dans les contes de fée.

C’est ce qu’il lui a écrit dans sa dernière lettre. Ils s’écrivent souvent. Plusieurs fois par semaines. De longues lettres. Il trouve ça mieux que le téléphone. Il n’aime pas beaucoup le téléphone. Et surtout, c’est toujours la cohue autour du seul téléphone du régiment qu’ils ont le droit d’utiliser. Il n’aurait pas le temps de lui dire tout ce qu’il voudrait et puis il y a trop d’oreilles indiscrètes. Alors il écrit. Mais jamais à l’adresse de ses parents à elle. Il n’est pas idiot. Il sait bien qu’ils se débarrasseraient de ses lettres et essaieraient de faire croire à son ange qu’il l’a oubliée. Alors ils utilisent une poste restante à l’adresse du lycée.

Elle lui répond toujours. Ses lettres sont plus courtes que les siennes — parce qu’il se passe moins de chose là-bas qu’ici. Mais elle les agrémente toujours de petits cadeaux. Des fleurs séchées. Une écharpe qu’elle a tricotée. Un mouchoir qu’elle a brodé. Des bonbons. Une photo… Au régiment, ses potes lui disent qu’il en a de la chance d’être aimé par une si jolie et gentille fille. Ils n’ont pas idée. Alors il leur dit. Il leur parle de son ange. Et parfois ils se moquent un peu, gentiment. Ils lui disent que l’amour rend niait. Ils ont sans doute raison, mais il s’en moque, il est heureux.

Et elle lui répond qu’elle est contente pour lui. Qu’elle est sûre que tout se passera bien. Que ce colonel à du voir qu’il était quelqu’un de bien. Que se sera formidable. Et qu’elle a hâte de le voir, dans quelques semaines, quand il pourra revenir pour sa permission.  Il sourit en lisant sa lettre. Lui aussi est impatient de la revoir. Parce que cette permission sera spéciale. Il jette un coup d’œil à l’écrin qu’il tient en main et soupir. Il espère que tout se passera bien.




C’
est le printemps. Il est en permission. Enfin. Il peut la revoir et la serrer contre lui. Aujourd’hui est un jour spécial. C’est leur date anniversaire. Il vient de faire sa demande en mariage. Elle vient de répondre oui, quelques larmes dans ses beaux yeux. Il a presque envie de pleurer lui aussi. Ou de rire. Ou peut-être les deux. Il ne sait pas. Il sait juste qu’il est l’homme le plus heureux du monde.

Quand il veut la ramener chez elle, mais elle lui dit qu’elle veut rester avec lui. Profiter de lui le plus longtemps possible parce qu’il repart demain matin, loin, en mission avec son unité… qu’ils ne se reverront pas avant longtemps. Et puis, ils sont fiancés maintenant. Pour preuve elle agite la jolie bague toute simple qu’il vient de lui offrir. Il sourit. Il lui dit que ça, ça peut encore attendre. Que ce n’est pas parce… qu’elle n’a pas a… Elle lui sourit. Lui dit qu’elle sait… qu’elle l’aime… qu’elle veut lui appartenir. Maintenant. Alors il fera l’amour pour la première fois à son ange cette nuit-là.




E
lle a reçu une lettre aujourd’hui. De l’armée. Mais l’expéditeur n’est pas son amour. Elle a peur. Ses mains tremblent alors qu’elle essaye d’ouvrir l’enveloppe.

Dans les toilettes du lycée, elle fond en larme tandis qu’elle s’effondre sur le sol froid. La lettre dans une main et dans l’autre, un test de grossesse. Elle est enceinte. Et son amour est mort. C’est le colonel qui lui a écrit pour le lui annoncer. La mission a mal tourné. Il est mort en faisant son devoir. Il recevra la croix de guerre à titre posthume. Il la lui enverra puisqu’elle était sa seule famille. Il lui dit aussi que son amour était quelqu’un de très bien. Qu’il est désolé. Et que s’il peut faire quoique ce soit pour elle…

Elle est perdue. Les examens de fins d’année sont dans un mois à peine. Elle ne sait pas quoi faire. Non. En fait elle sait. Elle passe une main sur son ventre. Elle n’a pas le temps de pleurer. Dans quelques mois elle sera maman. Elle doit être forte… pour le petit être qui grandi dans son ventre. Le dernier cadeau que son amour lui a laissé. Un petit bout de lui. Alors arrête l’école et part travailler dans l’usine de la petite ville voisine. Comme son amour avant elle. Ses parents ne sont pas contents. Ils veulent qu’elle avorte. Elle leur dit non, qu’elle gardera cet enfant quoiqu’il en coûte… qu’il est la chaire et le sang de son amour. Ils insistent. Elle entend ce qu’ils disent au village. Sur elle. Sur lui. Ils y en a même qui racontent qu’en fait, son amour n’est pas mort, qu’il s’est simplement tiré. Elle sait bien que c’est faux. Elle a reçu la médaille que le colonel lui a envoyée. Ils sont parfois méchants les gens. C’est triste que même maintenant ils méprisent son amour. Alors elle les ignore… les villageois, ses parents, tous.

Et quand quelques mois plus tard elle accouche, elle est la maman la plus heureuse du monde. C’est un garçon. Et il ressemble tellement à son père. Elle espère que son petit bout de chou sera aussi merveilleux que lui.




L
e petit Noah a quatre ans. Il joue dans la chambre que sa maman et lui partagent quand il entend la porte d’en bas s’ouvrir et de refermer. C’est sa maman, justement, qui rentre du travail. Noah aime beaucoup sa maman. C’est la plus jolie et la plus gentille des mamans. Elle prend toujours le temps de jouer avec lui. De lui raconter des histoires. De l’écouter parler. Même quand elle est fatiguée, elle trouve toujours du temps pour lui. Elle le gronde un peu aussi, parfois. Parce qu’il n’est pas toujours très sage. Alors il lui demande pardon et elle lui fait un câlin. Sa maman à lui, c’est la plus formidable des mamans.

Il  attend bien sagement dans la chambre que sa maman monte. Mais ce soir elle ne vient pas tout de suite. Il entend des voix en bas. Celle de sa maman. Et celles de la maman et du papa de sa maman. Elles sont plus fortes que d’habitude. Alors il arrête de jouer et tend l’oreille, mais il n’arrive pas à entendre ce qu’ils disent. Noah n’aime pas beaucoup la maman de sa maman. Ni le papa de sa maman non plus d’ailleurs. Ils ne l’aiment pas beaucoup non plus. Tant pis. Tant mieux. Il s’en moque. Mais ils rendent toujours sa maman triste. Et ça il n’aime pas, voir sa maman triste. Il n’aime pas beaucoup les autres gens du village non plus, d’ailleurs. Pas qu’il les déteste, hein, mais… il n’aime pas leurs yeux, la manière dont ils les regardent sa maman et lui.

Quand sa maman arrive enfin dans la chambre, Noah se jette à son cou et il l’entend laisser échapper un petit rire amusé tandis qu’elle le réceptionne dans ses bras. Quand il s’écarte un peu d’elle, il fronce les sourcils. Elle a l’air fatiguée, plus que d’habitude. Alors il lui demande si ça va. Elle lui sourit et répond que oui. Quand elle le repose à terre elle lui demande s’il veut qu’ils fassent leur petite prière maintenant.  Il est un peu surpris parce que leur petite prière, c'est leur petit rituel chaque soir avant d'aller se coucher... où ils demandent à Dieu de veiller sur son papa qui est là-haut, au Paradis, parmi les anges. C'est sa maman qui lui a dit. C’est pour ça qu'il ne peut pas être avec eux… parce que Dieu l’a rappelé auprès de lui, parce que son papa c’était quelqu’un de très bien. Noah est très fier de son papa même s’il aimerait parfois qu’il soit là, avec eux, parce que son papa il pourrait protéger sa maman, lui. Il saurait quoi faire pour qu’elle ne soit plus triste. Mais il n’est pas là, et il ne pourra jamais revenir… Ca aussi sa maman lui a dit, même s’il ne comprend pas vraiment pourquoi, parce qu’il n’est encore qu’un enfant et que les notions de « mort » et de « toujours » ne sont encore que trop vagues dans son tout jeune esprit. Alors en attendant, il se contente d’acquiescer et va chercher son ours en peluche sur son lit, celui avec la jolie médaille qui brille. Celui qui porte le nom de son papa. Et il retourne s’agenouiller en face de sa maman, sa peluche serrée contre lui, ses petites menottes et celles de l’ours jointent pour prier. Raconter sa journée à son papa… et lui demander en secret de veiller sur sa maman pour qu’elle ne perde jamais son joli sourire.




C
e matin, sa maman l’a réveillé tôt… encore plus tôt que d’habitude. Elle lui a demandé de prendre les affaires qu’il aimait le plus et de venir les poser sur son lit à elle. Le petit Noah était un peu perdu mais il a obéit malgré tout. D’instinct il a attrapé son ours en peluche et a été s’asseoir sur le lit de sa maman. Il l’a regardée sortir une grande valise, qu’elle est venue poser sur le lit à côté et lui. Noah a demandé à sa maman ce qu’il se passait, elle lui a sourit et lui expliqué qu’ils allaient s’en aller. Loin. Et pour longtemps, ajouta-t-elle. Quand il lui a demandé longtemps comment, elle lui a répondu longtemps comme dans toujours. Qu’ils ne reviendront jamais ici. Le visage de Noah s’est éclairé. Il a six ans à présent et les notions de « longtemps » et de « toujours » ont désormais un peu plus de sens pour lui. Il n’a jamais beaucoup aimé cette maison (à cause de la maman et du papa de sa maman, mais s’il le disait, il est sûr que sa maman n’apprécierait pas, alors il le gardera pour lui)... Ca n’a jamais été un secret. C’est pour cela que sa maman a rit en voyant sa réaction tandis qu’il s’est dépêché de descendre du livre pour récupérer quelques uns de ses livres d’histoires préférés qu’il aime que sa maman lui lise. La petite boite à musique de sa maman. Et le coffret secret de sa maman. C’est son trésor à elle, il le sait, alors il ne faudrait surtout pas l’oublier…

Quand ils sont descendus, emmitouflés et chargés de leurs affaires, la maman et le papa de sa maman les ont regardés avec des gros yeux. Ils ont demandé à sa maman ce qu’elle faisait. Elle leur a répondu qu’ils partaient, elle et son petit Noah. Quelque part où ils ne seront pas regardés de travers et où son petit garçon aura une chance d’être aimé et apprécié à sa juste valeur. Parce qu’elle s’est rendu compte qu’ici, ce ne sera jamais possible. Elle leur dit qu’elle ne leur en veut pas. Ils n’ont jamais aimé le papa de Noah. Et puis avoir une fille-mère… ce n’est pas facile. Elle le comprend. Et elle leur est reconnaissante de l’avoir acceptée au mieux malgré tout. Mais il faut qu’elle fasse ce qui est le mieux pour son fils, alors… c’est mieux comme ça. Le papa de sa maman à  tenté de la dissuader. La maman de sa maman a même hurlé... Mais sa maman ne les a pas écoutés. Elle a pris la petite main de Noah dans la sienne, leur valise dans l’autre, et elle s’est détournée d’eux sans plus un mot ou un regard. Et puis ils sont sortis. Et puis ils sont partis.

Dans le village et à l’arrêt de bus, les gens les ont aussi regardés avec des yeux ronds, mais personne n’a osé dire quoique ce soit. Peut-être était-ce à cause de l’air de sa maman. Elle se tenait droite, le regard assuré et, pour une fois, toute trace de fatigue avec disparut de ses jolis traits. Ils ont pris le bus jusqu’à la gare de la petite ville voisine. Après, ils ont pris le train. C’était la première fois pour Noah, alors il était un peu excité. Il a demandé à sa maman où ils allaient. Chez quelqu’un qui pourrait les aider, lui répondit-elle. Tout du moins elle l’espérait. Dans ses mains, elle tenait fermement une enveloppe un peu froissé. Le voyage était long mais Noah ne s’est pas ennuyé. A côté d’eux, il y avait un petit groupe de dames âgées. Elles parlaient beaucoup, mais elles étaient gentilles. Et les petits gâteaux qu’elles lui ont donnés étaient très bons.

Ils sont descendus au terminus du train. Il n’y avait presque plus personne à bord. Les vieilles dames étaient descendues quelques arrêts plus tôt, non sans lui avoir glissé quelques bonbons supplémentaires. Ils ont ensuite pris le bus jusqu’à un petit village et à partir de là, ils ont marché.

Il fait presque entièrement nuit à présent. Il fait froid, on est presque en hiver. Et cela fait longtemps qu’ils marchent. Noah commence à fatiguer mais il continue d’avancer sous les encouragements de sa maman qui lui dit qu’ils seront bientôt arrivés. La route est déserte, excepté pour un camion. Un camion qui s’arrête à leur hauteur. Le monsieur au volant passe la tête par la fenêtre et demande à sa maman s’il peut les déposer quelque part. Il a dû avoir pitié de cette toute jeune femme et de son gosse qui marchaient dans le noir en trainant de gros bagages. Sa maman considère le monsieur quelques instants avant d’accepter. Elle ajoute que c’est très gentil à lui de s’être arrêté. Le monsieur lui demande où ils vont, alors sa maman lui donne l’adresse. Il parait un peu surpris le monsieur, mais il répond qu’il connaît bien l’endroit, que c’est sur son chemin. Une fois qu’ils sont confortablement installés au chaud dans le camion, le monsieur démarre. Il dit à sa maman qu’ils ont de la chance qu’il soit passé par-là, parce qu’il y a une montée plutôt raide juste avant d’arriver. Ça aurait été galère à grimper avec tous ces bagages et un petit. Le monsieur a un fort accent, un dialecte du coin sans doute. Il demande à sa maman si c’est de la famille ou une connaissance à eux qui vit dans ce château. Elle répond que non. Qu’elle ne connaît pas les gens qui habitent dans ce château. Cette adresse et un nom, c’est tout ce qu’elle sait. Le monsieur n’insiste pas. Il doit sentir que c’est compliqué.

Quand ils arrivent, le monsieur les dépose devant la grille. Il demande à sa maman si elle ne veut pas qu’il reste jusqu’à ce qu’elle soit sûre… Il aurait mauvaise conscience de partir et qu’après elle et le petit se retrouvent dehors par un froid pareil. Elle lui répond que non. Que c’est gentil de s’inquiéter. Mais que ça ira. Le monsieur hésite. Il dit qu’il va quand même attendre. Au moins le temps que quelqu’un leur réponde. Réponse qui arrive quelques instants çà peine après qu’elle est sonnée. Une voix autoritaire filtre au travers des grésillements de l’interphone. On lui demande ce qu’elle veut. Elle demande si c’est bien ici qu’habite le Colonel. On lui répond que oui. Elle demande si elle peut lui parler. La voix lui répond que c’est lui-même. Alors elle se présente, elle dit qu’elle était la fiancée de son amour. Il y a un silence. Et finalement la voix lui dit d’attendre, qu’il arrive. Elle se retourne vers le monsieur dans son camion et lui dit que c’est bon. Qu’il peut partir maintenant. Elle le remercie encore une fois. Le monsieur lui souhaite bonne chance, puis s’en va.

Un vieux monsieur arrive à la grille. Il demande à sa maman ce qu’elle veut. Au travers des barreaux, elle lui tend une lettre. Elle lui demande s’il se souvient de la lui avoir écrite. Le vieux Colonel répond que oui. Elle lui dit qu’il lui avait écrit qu’elle pourrait compter sur lui en cas de besoin. Et que maintenant, elle a besoin de son aide. Le Colonel à la retraite est surpris et c’est seulement à ce moment-là qu’il remarque le petit Noah qui chouine un peu, assis contre la valise. Il le regarde avec des yeux ronds et demande si c’est l’enfant de… Elle répond que oui. Il soupire. Il ouvre la grille et lui dit qu’il va les héberger, au moins pour la nuit.




I
ls vivent au château à présent. Tous les trois. Noah, sa maman et son papy. Il a une chambre à lui tout seul maintenant. Une grande. Une vraie chambre de grand. Noah à sept ans, alors il a aussi commencé à aller à la petite école du village. Il était un peu inquiet au début, parce que les gens les ont regardé bizarrement lui et sa maman, mais il s’est très vite fait plein d’amis. Il est même devenu le chef de la bande. Et il est aussi le plus turbulent d’entre eux. Mais il ne fait jamais de grosses bêtises, hein ! Juste des farces. Ça fait toujours beaucoup rire ses copains. La maitresse, elle, beaucoup moins. Parce qu’elle le réprimande souvent. Il faut croire qu’elle n’a pas beaucoup d’humour la maitresse. Contrairement à son papy qui rigole toujours quand il lui raconte ses aventures… ou mésaventures, d’ailleurs.

Noah aime beaucoup son papy. Autant que sa maman. Parce qu’il laisse tous ses amis (et ça en fait une flopée de gamins, parce Noah il a vraiment beaucoup d’amis, même des plus grands) venir jouer avec lui au château, après l’école. Mais d’abord ils doivent faire leurs devoirs. Son papy insiste là-dessus. Sinon pas de jeu… Ni de goûter. Mais il les aide toujours à faire leurs devoirs, alors ça va vite. Et pendant ce temps, sa maman leur prépare le goûter. Et quand ils ont fini tous leurs devoirs, et qu’ils ont grignoté, ils vont jouer… Jusqu’à ce que leurs parents viennent les chercher après le travail. D’ailleurs, ça leur rend bien service aux parents. Et ils remercient toujours son papy et sa maman d’accepter si gentiment de s’occuper de leurs enfants après l’école.

Mais ce qu’il préfère avec son papy, c’est quand il ne fait pas beau dehors. Oui, parce que quand il ne fait pas beau, ils vont tous dans la grande bibliothèque du château. C’est comme un petit rituel. Son papy va se met dans son grand fauteuil, les amis de Noah s’installent sur les canapés ou les coussins si il n’y a plus de place… Et pendant ce temps Noah va mettre un disque. C'est lui qui choisit. Toujours. Dans la collection de son papy. Il en a plein. Vraiment plein. Alors Noah prend un disque. Des fois au hasard. Des fois parce qu'il l'a repéré la fois précédente. Il est toujours très prudent. Il fait toujours très doucement. Il va le mettre sur la chaine. Son papy lui a montré comment faire. Pendant les quelques secondes de blanc, il va vite se mettre à sa place. Et la musique s'élève dans la pièce. Son papy écoute. Il reconnait toujours la musique. Il leur dit comment elle s'appelle. Et il leur raconte l'histoire de la musique. Soit celle de ses auteurs. Celle de celui qui l'a écrite. Celle de celui qui la chante. Soit celle de l'époque. Soit celle de la chanson. Soit la sienne. Il leur raconte où il a acheté ce disque, pourquoi. Ce qu'il lui rappelle. Des souvenirs qui viennent de ses voyages. Parfois, des souvenirs heureux. Parfois, des souvenirs de guerre. Parfois des souvenirs de pays, de paysages, de visages, de gens. De petites histoires. Qui peuplent la vie de Noah. Noah voyage partout dans le monde grâce à la musique et à la voix de son papy…

Et puis, des fois, son papy il lui parle de son papa. Et ça, Noah, il aime bien. Parce que quand c'est sa maman qui lui en parle, ça l'embête toujours un peu. Parce que ça la rend triste. Et qu’il n’aime pas voir sa maman triste. Alors il évite de parler de son papa avec elle.

Mais sa maman n’est plus triste. Maintenant, elle sourit tout le temps. Elle est heureuse. Elle aussi s’est fait plus d’amis. Les gens du village ont bien vu que sa maman s’est quelqu’un de formidable. Alors Noah est content. Il est vraiment content pour sa maman. Et puis elle n’est plus jamais seule maintenant. Lui non plus par la même occasion. Son papy a embauché des gens entretenir le château et de son immense propriété. Avant, il n’en voyait pas l’utilité, mais maintenant… Maintenant il y a Noah et sa maman. Et son papy a dit aux domestiques qu’ils pouvaient emménager au château avec leur famille… s’ils le souhaitaient. Il y a bien assez de place pour eux. Parce que tous les employés du château, bah… c’est des gens qui n’avaient plus de travail. Certains n’avaient même plus de chez eux. Alors ils vivent tous ensemble au château à présent. Il y a d’autres enfants, ceux des domestiques. Et puis ils ont même un cheval et un chien maintenant. Et ça c’est bien. Noah a toujours voulu avoir un chien. Le cheval, lui, il lui inspire moins confiance.




L
e Colonel est mort. Dans la nuit. Ce matin, il ne s'est pas réveillé. Le majordome est monté dans sa chambre, pour voir. Il est redescendu en baissant la tête. Quand il a fait l'annonce, il y a eu un grand silence. Et puis les premières larmes… les premiers pleurs ont suivi. Il était fatigué ces derniers mois, tout le monde le savait. Au moins, il n’a pas souffert. C'est déjà ça. Les plus jeunes des enfants ne comprennent pas ce qu’il se passe. Alors les plus grands leur expliquent que le Colonel est parti. Les petits demandent où ça. On leur répond au ciel. Noah, lui, il n’est plus un petit. Il a onze ans maintenant. Alors il comprend ce qu’il se passe. Mais les larmes ne viennent pas. Il y a juste comme… un grand vide… Un silence. Parce qu’au fond de lui, il savait. Il le savait déjà. Il l’a su dès qu’il s’est réveillé ce matin, les yeux mouillés. Comme s’il avait pleuré. Parce que cette nuit il a fait un rêve étrange. Il a vu son papy… mais il était beaucoup plus jeune. Avant qu’il ne soit colonel. Il l’a vu faire la guerre. Il l’a vu devenir Colonel. Il a vu sa rencontre avec son papa. Et puis aussi ses souvenirs avec lui et sa maman. Il a ressenti les joies et les peines de son papy dans ce rêve. Il a vu ses plus précieux souvenirs. Comme si son papy avait voulu les lui léguer en s’en allant. Comme si… il était venu lui dire au revoir…

Il regarde sa maman. Elle a l'air très triste, mais elle non plus ne pelure pas. Elle dit qu'il faut appeler le médecin. Et prévenir la famille du Colonel. Que les enfants doivent se dépêcher, ils ont école. Noah se rebelle. Il ne veut pas aller à l'école. Il veut rester. Il quitte la pièce en courant. Il monte dans la chambre. Son grand-père de cœur est là. Il dort. Il est mort. Noah serre les dents. Il est en colère. Quelque chose ne va pas. Il ne sait pas quoi, mais quelque chose ne va pas. Et puis, il comprend. Il redescend les escaliers en courant. Il va dans la bibliothèque. Il fouille dans la collection. Il sort un disque. Il le met sur la platine, fébrilement. Il place la tête de lecture. Il le connait par cœur, ce disque. Il tourne le bouton du volume. Et le son explose. Remplissant le vide et le silence. Aegukga, « Chanson de l'amour pour le pays ». Yun Chi-ho…ou An Chang-ho selon les versions. Par Ahn Eak-tae. À fond. Le morceau préféré du Colonel. L'hymne national de la Corée du Sud. Si important pour lui qui a fait tant de guerres.

Et seulement là, viennent les larmes. Les siennes. Celles de sa maman qui l’a suivit jusque là et qui le prend dans ses bras.




L'
enterrement a été vraiment très beau. Les gens voulaient que sa maman dise quelques mots. Elle a dit qu'elle ne préférait pas. Qu'elle ne saurait pas quoi dire. Que ce n'était pas à elle de faire ça. Tout le village était là. Et des gens qu'ils ne connaissaient pas. La famille du Colonel, dans leurs beaux habits. Tout en noir. Tout le monde était très triste.

Ils ont préparé un petit buffet pour tout le monde au château. La famille du colonel est montée. Évidemment. Et c'est là qu'ils ont fait l'annonce. Tout le monde savait que le Colonel avait fait un testament pour que la maman de Noah et les employés du château qui y vivaient ne se retrouvent pas sans rien. Mais sa famille ne l'entend pas de cette oreille. Elle veut récupérer ce qui est à elle. Ils ont engagé un avocat, qu'ils disent. Ils auront gain de cause. Ils se tournent vers sa maman et lui disent qu'elle a peut-être tourné la tête du Colonel, mais que maintenant les choses vont rentrer dans l'ordre. Qu'il ne sera pas dit qu'une croqueuse de diamants qui a manipulé un vieil homme mettra la main sur leur héritage. Une croqueuse de diamants ? Ont-ils perdu l'esprit ? Les gens du village font bloc autour d'elle. Ils la défendent. Qu'elle se rassure. Elle et Noah pourront compter sur eux.




C
ela fait des mois que cela dure. Ils se sont arrangés, quand ils ont été expulsés du château, vivant chez l'un ou chez l'autre. Mais petit à petit, les gens se sont lassés. C'est normal. Ils ont leur propre vie. Ils ont déjà eux-mêmes à gérer. Et puis il faut bien aller de l’avant. Sauf que sa maman ne comprend pas. Elle ne comprend pas ce qu'il se passe. Noah le voit bien. Elle est perdue. Complètement. Elle ne comprend pas de quoi on l'accuse. Elle ne comprend pas ce qu'elle a fait de mal. Il y a eu des articles dans la presse. Des articles méchants. Qui disaient que sa maman était une mauvaise fille. Une fille-mère, qui a mis le grappin sur un vieil homme riche, seul, proie facile pour une escroqueuse. Que la mort du Colonel ne serait, en fin de compte, pas très claire. Des rumeurs. Des on-dit. Des horreurs. Même si tout le monde a beau dire que c'est faux… Et le monsieur qui les défend, il n'est pas très fort. Il a bien compris que sa cliente n'est pas la femme méchante qu'on décrit. Mais il ne peut rien. Pas grand-chose. Parce que sa maman n'a pas les moyens de continuer. Il est désolé. Elle lui dit que ce n'est pas grave. Elle a perdu. Elle a pu quand même avoir un peu d'argent, pour elle et Noah.




I
ls se sont trouvé un petit appartement. Dans la banlieue d’une grande ville. Pas très loin du collège que fréquente maintenant Noah. L'appartement est très petit. Et la cité est très différente des petits villages qu'ils ont connus. Noah s'en rend compte. Il y a des bagarres au collège. Il y a des choses qu'il n'avait jamais vues. Des choses qu'il n'aime pas. Pas du tout. Alors, lui aussi, il se bat.

Et quand il rentre, il voit sa mère. Elle ne sourit plus. Elle semble toujours fatiguée. Affreusement triste. Noah lutte. Toujours. Tout le temps. Pour qu'elle mange. Pour qu'elle sorte un peu, pour faire quelques courses, pour elle. Mais elle lui dit que ce n'est pas la peine. Qu'elle n'a besoin de rien. C'est comme si elle était lasse. De tout. De la vie. Parfois, elle pleure. Elle lui dit qu'elle est désolée de ne pas être assez forte. Noah sait bien que sa maman est forte. Que les anges sont forts. Que c'est le monde qui les détruit. Il est sûr que sa mère n'a jamais eu une mauvaise pensée de sa vie. Qu'elle n'en a même jamais voulu à tous ces gens qui leur ont tourné le dos… Qui ont dit du mal d’elle.

C'est dur pour Noah de voir sa mère comme ça. Vraiment très dur. Alors il fait ce qu’il peut du haut de ses douze ans, mais ce n’est pas grand-chose. Ça le frustre. Il jette un regard noir aux factures posées sur la table de cuisine. Les factures que la paie minable du petit boulot de merde de sa mère n’arrive pas à payer. Il serre les poings. Il a envie de tout casser. Il souhaiterait que son père soit là. Parce que son père saurait quoi faire. Il aurait protégé sa mère. Son père aurait protégé l'ange. Et jamais le monde n'aurait pu la détruire. Jamais personne n'aurait pu lui faire de mal, si son père était resté en vie. Noah en est persuadé. Mais son père n’est pas là. Et ils n’ont personne d’autre sur qui compter. Ça Noah l’a bien compris. Qu’il n’y a rien à attendre des autres. Et qu’au final on ne peut compter que sur soi-même. Alors même s’il est fatigué lui aussi, il faut qu’il tienne le coup. Pour sa maman. Parce qu’elle n’a plus que lui. Et qu’il n’a plus qu’elle.




D
epuis quelque temps, sa mère se drogue. Il s'en veut. Énormément. Il n’aurait jamais dû la forcer à sortir pour faire des courses. Ou alors il aurait dû lui dire de le faire quand il était là. S'il avait été là, peut-être… Peut-être que ces types l'auraient pas abordée. Peut-être qu'elle les aurait pas suivis. Peut-être qu'elle y aurait pas touché… Peut-être… Mais il est trop tard à présent pour d’hypothétiques peut-être. Le mal est fait. Parce qu’il y a pire dans toute cette histoire. Sa mère se prostitue. A ses dealers. Pour ses dealers… Pour avoir ses quelques grammes de poudre. Elle ne lui a pas dit. Non. Bien évidemment. Mais Noah n’est pas idiot. Il sait bien qu’elle n’a pas les moyens de payer pour ses… consommations. Et puis il a vu… Il les a vus. Les marques, les signes qui ne trompent pas sur le corps de sa mère. Et ça le rend malade. Mais il ne dit rien. Il fait comme si il ne voyait pas. Ne savait pas. Parce qu’il est sûr que si sa mère savait qu’il savait… Ça la détruirait encore un peu plus. Et ça il ne veut pas.

Alors cette après-midi, comme de nombreuses autres ces derniers temps, il a séché les cours. Dans l’espoir de pouvoir chopper sa mère quand elle part rejoindre ses dealers. Chercher sa dose. Il espère toujours arriver à temps à l’appartement. Pour la stopper. L’empêcher de partir. Lui faire comprendre qu’elle ne doit pas. Que cela doit cesser. Qu’il ne veut qu’elle continue à se détruire comme ça. Qu’il l’aidera à s’en sortir. Mais jusqu’à présent il n’a jamais eut de chance. A chaque fois qu’il arrivait à l’appartement, elle était déjà partie. Et comme à chaque fois, il ne peut qu’attendre. Oh, il a déjà essayé de la chercher… de la retrouver… Mais peine perdue. Alors il a fini par abandonner. Il s’est résigné à attendre qu’elle revienne à l’appartement. Et ça, c’est tout sauf une partie de plaisir. Voir les minutes et les heures, parfois même les jours, s’égrainer sans aucun signe de sa mère… C’est l’enfer. Parce que même s’il ne le dit pas… Noah crève de trouille. Il est terrifié à l’idée qu’il arrive un truc horrible à sa mère. Qu’un jour, elle ne revienne pas d’une de ses escapades. Ou… qu’on découvre que sa mère se drogue. Surtout les flics. Il ose même pas imaginer. Ils appelleraient les services sociaux. Et ils retireraient sa garde à sa mère. Ils enverraient sa mère dans un centre de désintoxication. Sûrement. Et pour lui… un de ces centres de protection de l’enfance ou l’orphelinat. Et ça non, il ne veut pas. Parce qu’il est sûr que cela achèverait de détruire sa mère. Et puis Noah ne veut pas être séparé d’elle.

Noah entend des voix s’élever de la rue en contrebas. Il n’a pas besoin d’aller voir à la fenêtre pour voir de qui il s’agit. C’est les deux flics qui font toujours leurs rondes dans le quartier en journée. Le vieux commissaire, loup solitaire, clope au bec, qui a toujours l’air de mauvais poil, et son coéquipier, un jeunot tout juste sorti de l’école de police et qui doit encore bercer l’illusion que la police est une sorte de héros de la justice ou quelque chose comme ça. Il les connaît bien. Enfin… façon de parler, quoi. C’est juste qu’ils l’ont souvent trouvé, assis, au bas de son immeuble. Quand il attendait sa mère, au début. Avec cet air qui ne trompait pas. Qui disait qu’il y avait anguille sous roche. Ils sont pas plus cons. Ils ont bien compris qu’y a un truc qui tourne pas rond. Ils savent bien que Noah ment. Que c’est pas juste un gamin rebelle qui sèche les cours et qui attend que sa mère rentre du boulot. Le jeune policier lui répète souvent qu’il peut leur parler s’il a un souci. Qu’ils l’aideront. Noah ne doute pas de la sincérité de ce policier encore naïf. Mais vraiment, il n’y a rien qu’il ne puisse faire pour l’aider. Alors ils n’insistent pas. Jamais. Et rien que pour ça, Noah, il les aime bien ces flics. Même si le vieux commissaire lui laisse parfois une drôle d’impression.  Comme si parfois il savait des choses que personne d’autre ne sait. C’est bizarre. De toute façon il n’a jamais été un bon menteur. Il a toujours été beaucoup trop franc pour ça. Mais ce n’est pas l’honnêteté naïve et innocente de sa mère. Non. Il est plus comme son père. Plus méfiant. Plus en colère. Plus révolté contre le monde et la connerie humaine. Il ne mâche pas ses mots. Il dit ce qu’il pense sans craindre de dire les vérités qui dérangent. C’est d’ailleurs ça, qui justement, dérange les petites frappes de son collège. Parce qu’il se tait pas. Qu’il détourne pas les yeux. Qu’il fait pas semblant de ne pas remarquer. Les cons. L’injustice. Et qu’il supporte ni l’un, ni l’autre. C’est pour ça qu’il se bat, souvent...




T
rois jours. Trois jours qu'il est seul, avec les disques et la télé. Trois jours qu'elle est partie. Le plus long qu'elle a fait c'est quatre. Ça a été un enfer. Mais ce coup-ci, il a un mauvais pressentiment. Vraiment mauvais. Un truc de malade. Du coup, il n’est pas allé au collège du tout aujourd'hui. De toute façon, ce n’est pas comme si c'était important. Bien moins que sa mère en tout cas. Il veut être là, quand elle rentrera. Parce qu'il sent que quand elle rentrera… elle ne sera pas bien. Moins que d’habitude. Qu'elle aura besoin de lui. Plus que d’habitude. Alors il l’entend en bas de l’immeuble, comme il ne l’avait plus fait depuis longtemps.

Quand il voit une voiture de police débarquer et s’arrêter devant lui, Noah sent ses trippes se nouer. Et quand il voit l’air sombre des flics quand ils sortent de la voiture, il comprend qu’une de ses craintes à fini par se réaliser. Il se précipite vers les deux policiers. Il demande où est sa mère, la panique évidente dans sa voix. Le plus jeune lui demande pourquoi il n’a rien dit pour sa mère. Qu’ils auraient pu faire quelque chose avant que ça n’en arrive là. Noah craint le pire désormais. Il cri. Il se débat. Il continue de demander ce qu’il s’est passé. Où est sa mère. Si elle va bien. C’est le vieux colonel qui fini par le maitriser. Il lui dit qu’elle est à l’hôpital. Dans le coma, mais toujours vivante. Ils lui demandent s’il veut aller la voir. Évidemment qu’il veut la voir. C’est quoi cette question à la con ?

Durant le trajet qui mène à l’hôpital, Noah s’enferme dans un mutisme borné, les yeux rivés sur le paysage urbain qui défile. Le jeune policier essaye de faire la conversation. De le rassurer. Jusqu’à ce que le vieux commissaire ne l’interrompe abruptement. Sa mère à fait une overdose. Mais d’après les médecins, y aurait pas que la drogue. Coups et blessure. Viol. Ou était-ce de la prostitution ? Noah sent le regard perçant du policier sur lui, mais il ne répond pas. Parce que son silence est sa réponse. Le vieux commissaire soupire. S’il avait encore un doute que le gamin à l’arrière de la voiture savait ce qu’il se tramait avec sa mère, maintenant, il n’en a plus. Alors il demande à Noah s’il sait ce qu’il va se passer maintenant. Oui. Évidemment qu’il le sait. Mieux que personne. Cette fois, les services sociaux, il y échappera pas.




S
a mère

[U.C]
intuition
Noah a la capacité de « recevoir » les souvenirs des gens avant leur mort, ainsi que leurs sensations, émotions et pensées liées à ce(s) souvenir(s). Cependant il faut savoir qu’il ne reçoit pas forcément les souvenirs de tous ceux qui meurent. Tout comme en général, il ne reçoit pas l’ensemble des souvenirs d’une personne, seulement le/les plus important(s), fort(s), marquant(s) — heureux comme malheureux. De plus, les défunts dont il obtient les souvenirs ne sont pas forcément des gens qu’il à connu lors de leur vivant, ni qui lui sont proche géographiquement parlant. Il peut donc très bien recevoir les souvenirs heureux de la mémé du coin de la rue avec ses petits-enfants, comme ceux emplis d’horreur de ce soldat étranger tombé sur le champ de bataille à l’autre bout du monde.

Mais le plus embêtant avec son intuition, c’est qu’il ne peut ni choisir, ni contrôler, ni stopper le flux des souvenirs qu’il reçoit. Ils viennent d’eux même, au petit bonheur la chance, « s’accrochent » à lui et affluent dans son esprit sans qu’il ne puisse les arrêter ni les bloquer. Et à chaque fois qu’il reçoit un nouveau souvenir, il vit celui-ci avec toutes les sensations qui y sont liées en sorte de « flashs » accélérés. De plus l’arrivée d’un nouveau souvenir n’efface pas les précédents. Non. Il ne fait que venir s’ajouter aux autres.

Autant dire que son don n’est pas des plus faciles à vivre au quotidien, car ce n'est jamais agréable d'avoir les souvenirs d'étrangers avant leur mort qui viennent assaillir et submerger incontrôlablement et sans répit votre esprit. Et même si avec le temps il a appris à, en quelque sorte, « couper le son » et à repousser ces réminiscences d’autres dans un coin de son esprit, il ne peut jamais totalement fermer les vannes d’arrivée pour limiter les fuites. Et il n’est donc pas rare qu’il ait quelque fois des sensations de malaise ou que ses nuits soient agitées de cauchemars ou rêves dérangeant liés à cet afflux de souvenirs étrangers.

Cependant, l'étendue de son don ne s'arrête pas là. Il a vite apprit, à ses dépends, qu’il n’était pas seulement capable de recevoir les souvenirs des morts, mais qu’il pouvait aussi les projeter. Et c’est là que son don devient arme. On peut dire que cette projection de souvenirs marche comme une sorte de télépathie dans le sens où il va « connecter » son esprit à celui d’une autre personne pour lui faire « partager » ces souvenirs, avec toutes les émotions et sensations qui y sont liées, sous forme d’illusions « réelles ». Réelles dans le sens ou, si la personne sous l’emprise de l’illusion est blessée à l’intérieur de celle-ci, elle ressentira aussi la douleur physiquement même après son « réveil » de l’illusion. Et, si vous mourez dans l’illusion, vous mourez aussi dans la réalité, car si l’esprit meurt, le corps meurt.

Mais comme tout don, cette projection de souvenir à elle aussi ses limites. En effet, il ne peut projeter que les souvenirs des morts qu’il possède et rien d’autre. De plus, ses illusions étant en fait des souvenirs, des évènements passés, ils ne peuvent en  aucun cas être modifiés ou altérés, ni par Noah, ni par sa cible. Et s’il est capable de projeter ces souvenirs sur plusieurs personnes à la fois, il faut savoir qu’il ne peut projeter qu’un seul souvenir à la fois. Il ne peut donc pas projeter un souvenir différent par personne. De plus, il faut que sa/ses cibles soient et restent dans son champs de vision, sans quoi son illusion s’estompe. Et bien évidemment, plus le nombre de personne et leur éloignement (géographiquement parlant) sont grands, plus il va lui être difficile de contrôler et maintenir ses illusions. Il va s’épuiser beaucoup plus vite que s’il n’a qu’une seule cible proche. Il faut aussi noter que si sa « victime » est un autre Marchombre, celui-ci sera tout à fait capable d’utiliser son propre don à l’intérieur de l’illusion. De plus, son don étant de type mental, et vu qu’il « ouvre » son esprit en quelque sorte lorsqu’il utilise son don, cela le rend alors – plus – vulnérable face aux autres intuitions de type mental, ainsi qu’aux attaque extérieures/physiques.

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Puissance enivrante, douceur exaltante, soleil de mes nuits, fleure de printemps.

Oh my fucking god. , i'm a girl.

MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Sam 25 Mai - 15:06

Niiiii. C'est pas trop tôt! kkk (a)
Bienvenue sur veneficia! J'ai bien hâte de lire ta fiche, comme toujours! coeur sur toi

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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Sam 25 Mai - 15:16

Lavi mdr!! Pardon ça m'a fait rire parce que c'est le prenom d'un personnage dans un manga que je lisais XD!!
Bienvenue sur le forum :3 ! FIGHTING pour ta fiche ! Et si tu as la moindre question, n'hésite pas a la poser

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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Sam 25 Mai - 15:25

Ryun-ryun : Miciiii ♥️ & mwouiii, mais que veux tu, la vie estudiantine est dure et je n'ai pas eut le temps de venir plus tôt. Je commence à peine à émerger de cette année scolaire infernale. ;o; ET je vais me hâter pour faire ma fiche et pouvoir jouer (si je retrouve ce maudit fichier words avec le début de mon histoire *grumbl, grumbl*)

Jae Hwa : Merci beaucoup. Et oui je sais, Lavi dans D.Gray-man. J'y ai pensé aussi mais la référence n'était pas voulue du tout. :lol:Mon lavi et l'autre rabbit n'ont rien à voir, parce que le mien il porte pas d'uniforme  èwé  

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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Sam 25 Mai - 15:52

Bienvenue et bonne continuation pour ta fiche ^o^ !
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Sam 25 Mai - 16:30

*MEURT TOTALEMENT*
GDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDD
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDD
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDD
DDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDDD
(...)

TOI JE T'AIME èwé

BIENVENUEEEEEEEEEEEEEE
Spoiler:
 

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✝️
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Sam 25 Mai - 18:46

\emmène Lavi dans un coin sombre et le viole sauvagement/

GGGGGGGGGGGGGGG[.....]DDDDDDDDDDDDDDDDDD

herm....

BIENVENUE ! (ça fait un mois que je t'attends. Oui oui XDD)

Bon courage pour ta fiche !

*out*
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Dim 26 Mai - 9:30

BIENVENUUUUUUUUUUUE !!
Courage pour ta fiche toussa toussa.
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Dim 26 Mai - 14:18

Bienviendue ! =D
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Dim 26 Mai - 19:44

Bienvenu parmi nous ! :)
En espérant que tu te plairas ici ! :))

Et en espérant avoir le plaisir de RP avec toi ! :) ~♥
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Lun 27 Mai - 10:20

Chung Ho : merci beaucoup ♥️

Yeo Reum : ah, mais moi aussi je t'aime èwé ~♥️ surtout avec la bouille de Jong Up en vava. D'ailleurs :
round 2, begin !
Spoiler:
 
& merchiii~

Il Soon : HAAAAN, topinouuuuuu ♥️
*remet tranquillement ses habits en place en sifflotant*
Un mois que je suis attendue ?! Hé bé, je le savais pas si populaire mon p'tit lionceaux kékéké~
& thank you ^^

Eileen : merci beaucoup miss ♥️

Jung Han : awaaaah yong guk *bave partout, tripote sans demander la permission*
& thanks =)

Cheol Su : merci, merci ♥️ Y'a pas de raison que je me plaise pas ici. Et j'espère aussi pouvoir rp avec toi, ton perso à l'air intéressant ^^ (oui, oui, j'ai stalker ta fiche en diagonale XD)

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Bloc note : JE M'ENNUIE.
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Lun 27 Mai - 17:38

Haha c'est trop mignon ! :B Je viens de lire 12 fois ce que tu as écrit alors bon ! Wink
A très vite ? (a)
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Lun 27 Mai - 21:27

kékéké~ 12 fois, rien que ça ? hé bé Laughing
& mwouiii à bientôt DJ

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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Sam 1 Juin - 13:30

*débarque en chantant le générique de "Il était une fois la Vie"*

Lavi, Lavi, Lavi, Lavi, Lavi ... VOICIIIII LAVIIIIII TALALALA *fuit*

BREF.

Bienvenuuuuue même si je suis trèèèès en retard xD

OH ET PUIS GDDDDD *devait faire sa fangirl*
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Ven 7 Juin - 7:38

Han, merci beaucoup ~ ♥
Et pis, le retard peut se faire pardonner avec des cookies ;P (dixit celle qui est tout autant à la masse XD)

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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   Ven 7 Juin - 14:06

Oh bah pas de problème t'as le droit à tous les cookies que tu veuuuuux *fait venir les camions remplis de cookies*
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MessageSujet: Re: Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night   

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Baek Noah ❖ The bittersweet scent of coffee and the quiet sound of an old jazzy 12-inch fill up the night

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