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 à trois on court, un… deux…


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DC : nope.
Date d'inscription : 22/06/2013
Messages : 128
Avatar : Lee Ji Eun (IU)
Pseudo : greenbear.

Emploi : toi t'es la fille un peu touche-à-tout. Tu les cumules les emplois, on peut pas dire que tu fais rien de tes journées, pas étonnant que tu prennes pas un gramme. Entre aider Ho Joo au garage et mettre tes mains dans le cambouis, lire tes livres pour tes études et dessiner, ton emploi du temps est bien rempli.


MessageSujet: à trois on court, un… deux…   Mar 30 Juil - 16:23

à trois on court, un... deux...
And you, you are still a kid inside, and an adventure is an adventure, wherever you find it. --------------------- ♫ Jim Dale

Un sac en plastique à la main, les cheveux ondulés par le vent -qui te les emmêlait plus qu'autre chose en fait- tu rentrais doucement mais sûrement de tes emplettes en longeant le canal où oscillaient au rythme de la brise quelques vieilles barques de pêcheurs décharnées, à la peinture effritée par le temps. Tu prenais soin de ne pas trop t’approcher du rebord quand même, sait-on jamais si tu trébuchais. T'avais vraiment pas envie de faire un plongeon ; tu savais pas nager en plus de ça. Petite chose effrayée devant l'eau que tu étais, t'avais jamais mis un orteil dans une piscine, on t'aurait poussée dedans tu te serais noyée. La noyade, ta pire phobie. Tu te mis à secouer la tête alors que quelques frissons commençaient à gravir ta nuque pour chasser ses pensées. Ne pensons pas à mal oui, tu avais raison. En plus t'étais dans une bonne journée t'allais pas te créer des soucis non ? Non. Sage décision Bong Cha.

Ce soir t'allait faire du camping, encore une idée farfelue de Su Min et comme d'habitude tu avais suivi. Tu suis toujours les autres de toute façon, comme s'ils allaient se vexer si tu osais t'affirmer et dire "non". T'étais trop passive Bong Cha, c'était ignoble ! Enfin bref. Quoi qu'il en soit, même si t'avais quand même un nœud dans le ventre à l'idée que vous alliez être seules au milieu de nulle part -et dieu sait qu'il y a pas que des gens clairs qui peuvent passer dans la forêt surtout au vue des récentes disparitions- tu prenais quand même la vie en chantant, en fredonnant pour le coup. T'avais fait les courses pour votre pic-nic sur place, vous étant à l'avance répartis les tâches pour plus d’efficacité. D'ailleurs même si tu savais qu’au fond de toi t’aimais pas spécialement le noir et être perdue au milieu de nulle part avec des animaux sauvages, disons que ta curiosité te donnait un certain courage, de sorte que tu étais plutôt contente d'aller te perdre là-bas. En même temps, t'avais jamais été peureuse à proprement parler, tu n'étais simplement pas si téméraire que Su Min. Pour sûr que t’allais dormir que d’un œil cette nuit. Mais dis-moi pourquoi grand dieu tu t’étais encore embarquée là-dedans ? Ah oui c’est vrai, tu voulais voir ce que ça faisait d’être dans la peau d'Indiana Jones. Vivre dangereusement. C’est clair qu’entre tes trois pièces et ton balcon plus l’université et le garage on peut pas dire que tu risquais ta peau tous les jours. Puis c’était bien beau d’avoir le nez dans les livres, de lire des romans d’aventure ou de les imaginer mais il y avait des moments où ta curiosité te disait de les laisser où ils étaient tes livres et d’aller voir de tes propres yeux comment c’était l’aventure, la vraie. La nuit en pleine forêt de Yuheon pour l’occasion. Et moi je dis qu’elle a bien raison ta curiosité. Te dépoussiérer et te forcer à sortir ton museau dehors ça te ferait pas de mal. Pas que tu sois dépressive sur les bords ou asociale, bien au contraire t’aimais la vie autant que t’aimais les gens -tu leur accordais certainement plus d’importance à eux qu’à toi-même d’ailleurs- mais voilà, à part aller faire tes courses, acheter tes livres, faire des réparations de voiture sur place, t’étais souvent enfermée dans ton appartement à lire ou à faire tes devoirs et si c’était pas ça et bien soit, t’étais devant la télé à t’enfourner une nouvelle cuillerée de céréales, de celles qui sont aux pépites de chocolat. Parce que Dieu sait que tu l’aimes le chocolat ! Tu l'aimes sous toutes ses formes, noir, blanc, au lait, aux amandes, en pâte à tartiner, tu faisais pas de discrimination de ce côté-là.

D’ailleurs, tu lançais un bref coup d’œil à ton sac de course pour voir si ton précieux, ta tablette de chocolat au lait, était toujours bien dedans dans l’éventualité -un peu tirée par les cheveux- où quelqu’un te l’ai prise. Comme si ça existait les serial voleur de Milka. Non en fait c’était juste un réflexe parce que parler chocolat toi ça te donnait faim. Sauf que celle-là tu pouvais pas faire comme d’habitude et en manger un bout sur le chemin qui te ramenait à ton appartement. Tu devais te contenir elle était pas que pour toi toute seule, c’était pour ce soir. Au cas-où vous –tu, plutôt- aurez faim. Parce que l’aventure ça creuse. Enfin t’avais pris des pêches aussi, un peu par scrupule de n’avoir pris que des trucs gras, c'est vrai. Un peu de diététique ça fait pas de mal hein ! Enfin ces pêches tu les avais surtout prises pour Su Min en fait parce que toi manger sain ou gras ça t’étais un peu indifférent. Au garage t’avais l’habitude de manger les trucs que Ho Joo vous ramenait de la pizzeria d’à côté, alors ta ligne… disons que tu t’en souciais plus vraiment à force de vivre avec la gente masculine. Parce qu’il faut dire qu’entre ton patron et ses employés, il y en avait pas un seul dans toute cette clique de bras cassés qui savait cuisiner. Et toi, quand tu faisais tes pâtisseries –ce qui restait rare quand même, ça se méritait les sucreries- ils riaient de ta candeur même si ensuite ils étaient bien contents d’avoir une fille de pâtissier parmi eux pour relever le niveau. En plus, tu mangeais toujours comme un oiseau, tu sautais même des repas quand t’étais vraiment occupée ou plongée dans une lecture et tu ne t'en rendais même pas compte. Incorrigible Bong Cha. En effet, ta pause étant d’un quart d’heure durant tes heures de travail, ça te laissait à peine le temps de manger un truc, puis ton petit frigo c’était pas un restaurant trois étoiles non plus. T’avais jamais le temps d’aller le remplir entre tes cours, ta bibliothèque et puis ton boulot. Faut dire aussi que t’avais la flemme d’aller au supermarché, la foule ça te faisait fuir. T’étais pas agoraphobe non, pas du tout. Toi t’étais ablutophobe et c’était déjà bien assez si tu veux mon avis. T’appréciais juste pas tellement d'être entourée de centaines –voir milliers- de personnes stressées à bloque comme autant de milliers hommes d’affaires et qu’on te bouscule dans les rayons pendant que tu cherches paisiblement tes céréales et ton thé ; bref, c’était gênant. Toi t’étais  toute calme et t’aimais prendre ton temps, la précipitation ça te faisait faire des conneries en plus ! Tu faisais déjà assez de bourdes comme ça, si en plus les gens te pressaient alors là c’était fini. Enfin bon tout ça c’était pas la question. La question vraiment c’était que tu revenais de l’épicerie que tu rentrais chez toi en chantonnant du bout des lèvres, juste pour quelques minutes le temps de te changer parce que t’allais pas faire du camping avec ton short tâché de cambouis ça sentirait l’essence dans toute la tente, c’était pas le rêve. Et si toi tu étais accoutumée à cette odeur de benzène et de pétrole -à laquelle tu ne prêtais plus attention- pas sûre que cela fasse le bonheur de ton amie.  

Passant près de l’Eglise tu observais le clocher pour t'enquérir de l’heure, parce que c’était pas le tout de flâner le nez en l’air mais t’avais des choses à faire toi. Mais non ça allait, no stress dudette, t’avais encore de la marge. Fallait pas que tu traînes la patte mais t’étais pas obligée de te taper un sprint expressément.
Arrivée à ton appartement t'avais forcé un peu la serrure pour l'ouvrir, comme toujours. Comble pour quelqu'un qui travaille dans un garage de ne pas huiler sa porte. Et après qu'elle ait grincé dans un bruit de fin du monde -heureusement que t'avais pas de voisins- t'étais partie direction ta penderie. 18h20. Soleil encore levé. Game On.

━━━━━━━━━♢━━━━━━━━━

T'étais à la limite d'être en retard. Quelle idée de repasser ton tee-shirt à la dernière minute aussi ? Ma foi. Du coup, te voilà fermer la porte de ton appartement en vitesse, utilisant tout ton poids pour que cette fichue porte bascule. Tu descendais ensuite les marches deux par deux, ce qui n'était pas tellement ingénieux vue ton manque de bol, manquait plus que tu dégringoles. Enfin non ça allait, t'étais toujours en vie miraculeusement le destin ne t'avait pas joué de tour, ce farceur. Quoi que ces blagues tu les trouvais un peu de mauvais goût, parfois, souvent en fait. Et après avoir dans ta précipitation remonté la béquille de ta moto de racing, le bijou que ton oncle t'avait offert à ton arrivée à Yuheon, t'avais fait rugir le moteur, peut-être même un peu trop c'est vrai, mais voilà tu aimais ce ronronnement rauque qui te donnait l'impression presque que ta moto était un animal sauvage, un monstre. Bref, t'avais pas pu t'en empêcher et t'étais quelqu'un qui avait beaucoup d'imagination.

Et voilà que tu étais partie vers de nouvelles aventures. Tu connaissais pas tellement le chemin vers la forêt, t'avais peut-être dû y aller une fois pour un dépannage mais tu t'en souvenais plus tellement, pour tout dire, t'espérais croiser un saint panneau pour t'indiquer ta route. Bientôt six mois que t'étais ici, forcément tu connaissais pas encore tous les recoins de Yuheon. On pouvait pas dire que c'était d'une grandeur folle pourtant. Mais bon.
Tu filais tout droit, jugeant -à défaut d'avoir une carte dans ta moto- qu'il s'agissait certainement du chemin le plus logique à emprunter puisqu'il montait et qu'il te faisait quitter la ville. Et au petit bonheur la chance, t'arrivais finalement devant un panneau qui indiquait l'entrée de la forêt et du chemin de randonnée. Finalement t'avais pas une si mauvaise mémoire que tu te disais. Reste que Su Min n'était pas là. Ou pas encore. Ou pas du tout. Tu savais pas. Saloperie de réseau en plus ton portable marchait pas ici. A croire que vous étiez dans le pire trou paumé du monde. C'est clair qu'on viendrait pas vous embêter là. Ce qui était moins rassurant en revanche c'est que s'il prenait l'envie à un type un peu fêlé sur les bords de kidnapper deux nanas ici -vous, admettons- bah à part vos jambes pour courir et ta moto vous étiez un peu seule face à votre destin. Et voilà que tu commençais à être déjà moins rassurée. Moi je t'avais dit que c'était risqué, t'avais pas voulu m'écouter bah voilà maintenant où vous vous étiez embarquées. Tu voulais de l'aventure tu l'avais. T'avais ta tablette de chocolat comme réconfort, ta moto contre laquelle tu t'étais blottie en attendant Su Min en espérant que tu patientais au bon endroit quand même et t'avais -bien sûr- pas une barre de réseau. Le camping c'est fun, le camping c'est dépaysant, la camping c'est original, bullshit, le camping ça commençait à te faire flipper. C'en était marrant. Good night, you two.

Spoiler:
 

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