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 « just come with me »


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DC : Zhao Baojin
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MessageSujet: « just come with me »   Mer 17 Avr - 21:16

just come with me.


Tu regardais encore cette lettre que tu avais ouvert deux jours auparavant, vérifiant une dernière fois que ce n'était pas une blague que l'on t'avait fais à toi et à Rian, l'observant sous toute les coutures, et espérant trouver un indice qui t'indiquerait que c'était un faux. Mais rien. Dans un soupire, tu la reposais sur le côté, sur l'étagère près de la porte d'entrée de ton appartement, et tu retournas dans ta chambre, préparant tes affaires. Ton téléphone était là, non loin, posé sur la table de nuit, et tu te décidas alors à envoyer une nouvelle fois un sms à ton amie. « je passe à 14 heures » tu commençais à taper rapidement sur l'écran de ton téléphone. « tu as intérêt à avoir préparer tes affaires, si tu ne tiens pas à te balader nue ou sale là bas. »

Tu reposais ton téléphone à sa place, et tu continuais d'entasser les affaires que tu jugeais utiles à ton séjour dans ton sac. Des vêtements, des vêtements, et encore des vêtements. Pour trois jours et deux nuits, tu savais que tu en avais bien trop, mais tu avais si peur de ne pas être présentable face à elle que tu préférais quand même te charger avec, quitte à ne même plus pouvoir porter ton sac. Cela te ferais du muscle, te disais-tu. Et alors tu continuais, comme si ton armoire n'avait jamais de fin. Mais, lorsque ton sac fut si remplis que tu pu à peine fermer la tirette, tu t'arrêtas enfin, regardant le contenant déformé par le surplus d'affaire qu'il contenait, t'asseyant finalement à côté en soupirait.

Acceptera-t-elle de te suivre ? tu te demandais sérieusement. Tu te souvenais ne pas lui avoir laissé le choix, mais tu savais aussi qu'elle était têtue, et user de la force envers elle ne te plaisait pas des masses. Et tu ne voulais pas y aller avec quelqu'un d'autre. De toute façon, tu ne pouvais même plus. Personne n'accepterais de te suivre dans un délais aussi court. Tu te levais, jetant facilement le sac par dessus ton épaule, avant d'attraper tes clés, ton porte-feuille, le glissant dans la poche arrière de ton jean, et, lorsque tu t'avanças vers la porte d'entrée, tu n'oublias pas la lettre posée sur l'étagère, la glissant dans une autre de tes poches.

Tu descendis les escaliers rapidement, jusqu'à arriver au sous-sol où était garé ta voiture, ta fierté. Tu lançais tes affaire sur la plage arrière, glissa la clé pour démarrer l'engin, écoutant avec un petit sourire le bruit du moteur qui vrombissait. Tu ouvris la porte avec ta télécommande rangée dans la boite à gant, et tu sortis enfin du garage, quelque peu ébloui par la lumière claire du soleil. Tu te mis en route, appréciant la vitesse, et la vibration des roues qui frottaient contre le sol. Et, après un court instant, tu arrivais devant le cat's eyes. Tu te garais, rapidement, même si tu n'en avais pas le droit, et tu rentrais dans le café, observant Rian face à toi. « j'espère que tu es prête. »


Dernière édition par Nam Jae Hwa le Jeu 18 Avr - 10:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « just come with me »   Mer 17 Avr - 23:00

Je me dérobe face à toi,
face à mes sentiments.

Brisés tels des éclats de miroir les fragments de son innocence qui lacère sa peau laiteuse. Mais elle avance sans se soucier des pétales qui découlent de ses blessures. Traîne alors derrière elle, un tapis de fleur rouge. Sulfureuse et effrontée, elle n’a pas froid aux yeux et s’enfonce vers des chemins qu’elle sait sans retour. Elle tisse alors lentement les toiles de ses mensonges qui au fur et à mesure s’épaississent et forment entre elle et la vérité, un mur qui ne laisse plus la lumière filtrer. Elle s’enferme et condamne elle-même les issus. Les dés sont lancés depuis bien longtemps, mais les règles lui sont toujours inconnues ; elle sait qu’il faut toujours frapper la première. En plein cœur.


Son téléphone vibre une fois, deux fois, et s’affiche sur l’écran le prénom d’une personne qu’elle ne connait que trop bien. Et pourtant, sa curiosité habituelle est balayée d’un revers de chiffon sur le comptoir. Le café avait ouvert ses portes à neuf heures, et était bondé de clients qui prenaient le temps de partager entre collègue un petit croissant autour d’un café, ou bien d’un sportif qui dans sa course quotidienne venait commander un jus d’orange tout en lisant le journal. Rian était de service, et se chargeait des commandes et de la caisse tandis que son frère était encore à l’étage. Son téléphone vivre une deuxième fois, deux fois et s’affiche sur l’écran le même nom. La brune soupire, un peu agacée, saisit l’appareil pour le retourner. Lui revient en mémoire la brève conversation qu’elle avait eu avec Jae Hwa ; elle soupire. Elle n’avait rien entendu, rien lu. Aujourd’hui, elle allait suivre son programme à la lettre, programme qu’elle élaborait chaque début de mois avec son frère. Rian se mordille les lèvres, songeuse, avant de saisir une tasse et de l’immerger dans l’eau savonneuse contenu dans le levier.

Il est treize-heure, le café ferme ses portes le temps d’une pause. Elle défait son tablier et le pose sur le dossier d’une chaise derrière le comptoir. Le même rituel, elle retourne l’écriteau qui affichait le café ouvert et verrouille la porte. Elle essuie chaque table et chaise avant de nettoyer le sol. Minutieuse et toujours inquiète, elle frotte encore et encore, aucune tache ne lui résiste bien longtemps. Rian est soucieuse, un poil maniaque car à ses yeux ce café est bien plus qu’un moyen pour gagner de l’argent, c’est chez elle, sa maison. C’est peut-être ça le secret de la réussite de ce café, cette impression une fois la porte poussé d’être rentré chez soi. Une fois la salle nettoyée, elle monte à l’étage pour déjeuner. Doucement, elle passe devant sa chambre ou plutôt la chambre qu’elle partage avec son frère et voit la silhouette de ce dernier étendu sur le lit. Endormi, comme toujours après avoir participé à une partie de chasse ou bien juste après avoir joué toute la nuit à un jeu vidéo. Elle entre, et à pas de chat, remonte la couverture sur lui pour qu’il ne prenne pas froid, ventre à l’air.

Quatorze heures, elle descend pour retourner l’écriteau, déverrouiller la porte et retourne derrière le comptoir pour nouer autour de sa fine taille, son tablier. Aussitôt la porte poussée par le premier client que sonne la petite clochette juste au-dessus de celle-ci. Rian relève son visage, souriante. Sourire qu’elle perd très vite en reconnaissant la personne qui avait franchi le seuil du café. « J’espère que tu es prête. », elle saisit une tasse et la plonge dans le levier, feignant être occupée. « Bonjour, Jae Hwa. Je te sers la même chose que d’habitude ? » dit-elle en ignorant délibérément sa question, ce n’était pas ce qu’elle souhaitait entendre. Elle n’avait pas besoin de sa froideur, ni même de son ton impérieux.



Dernière édition par Ahn Rian le Dim 21 Avr - 12:31, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « just come with me »   Jeu 18 Avr - 10:36

just come with me.


J'entrais dans la café où tu travaillais. J'étais devant toi, mais tu n'avais pas l'air de vouloir me suivre. Je te regardais, alors que tu t'activais derrière le comptoir, remarquant à peine ma présence. Alors, je m'approchais encore, m'appuyant sur le comptoir qui nous séparait et me penchant un peu plus vers toi pour regarder ce que tu faisais, et qui avait l'air bien plus intéressant que ma venue. Des simples tasses. Je devrais toutes les voler pour que tu me sois entièrement dévouée. Lassé, j'appuyais ma tête contre ma main. Après ces deux jours, j'avais vraiment espéré que tu te sois fait à l'idée que je te kidnapper pour trois jours, mais j'oubliais à quel point tu étais têtue. Mais ce que je n'oubliais pas, c'était à quel point je l'étais moi-même.

Tu n'étais pas prête« Bonjour, Jae Hwa. Je te sers la même chose que d’habitude ? » Tu ignorais ma question, alors, je rentrais dans ton petit jeu, comme pour te faire croire que je te cédais, que j'abandonnais te t'emmener avec moi, et j’acquiesçais à ta demande. Tu me servis alors, et je pris ma cuillère pour faire tourner le liquide foncé dans ma tasse, la faisant cogner contre les bords pendant un long moment, pour t'énerver, et parce qu'en vérité, je n'avais pas envie de le boire. Une fois que je manquais d'en mettre à côté tant je remuais fort, je m'arrêtais pour relever la tête vers toi, te regardant droit dans les yeux pendant un moment. « pourquoi tu ne veux pas venir avec moi ? »

Je continuais à te fixer, cherchant la réponse à ma question dans tes yeux plutôt que par ta bouche, ne sachant pas vraiment si tu allais me dire la vérité ou non. Je pris ma tasse, en bu le contenu d'une traite, avant de la reposer sur le comptoir. « c'est parce que tu n'aimes pas les sources ? » Je poussais ma tasse vers toi, m'éloignant du comptoir d'un pas en arrière. « ou parce que tu ne m'aimes pas moi, et que c'est ma présence qui te dérange du coup. tu peux me le dire, tu sais, je me vexerais pas. » C'était faux, j'en serais extrêmement offensé, mais ça, tu n'étais pas obligée de le savoir.
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MessageSujet: Re: « just come with me »   Jeu 18 Avr - 14:53

J'ai des promesses pleins la tête
mais aucune d'entre elle, tu n'auras prononcé.

Réfugiée derrière son mur, elle entend son prénom. Et lorsqu’elle perce un trou dans ce mur pour apercevoir qui pouvait l’appeler, se dessine alors une silhouette qui lui était bien trop familière. Face à elle, son reflet. Plus jeune, plus innocente, mais avec ce regard triste, embuée par des larmes qui perlaient sur ses rondeurs encore enfantine. Cette scène, elle la reconnait que trop bien, son cœur se sert et elle tourne le dos à son elle passé. Elle se baisse et de ses mains, ramasse la terre pour combler le trou qu’elle avait fait. Ce mur, c’était pour la protéger. Ce mur, c’était son échappatoire.


Le tintement de la cuillère contre la tasse l’agaçait, mais parce qu’elle savait qu’il le faisait délibérément pour la pousser à bout, elle prit sur elle et feignit l’indifférence. Frottant de plus en plus vigoureusement des tasses déjà propre, elle s’appliquait à ne jeter aucun regard à Jae Hwa car elle savait pertinemment qu’elle ne pourrait pas s’empêcher de lui faire des remarques. Comme à son habitude. Après avoir frotté avec l’éponge les tasses, elle les nettoie avec de l’eau, pour les poser, bien aligné à côté de levier avant de les essuyer avec une serviette réservée à cet usage. « Pourquoi tu ne veux pas venir avec moi ? », elle possède sèchement la tasse et daigne enfin à le regarder, droit dans les yeux. Un peu surprise par sa question, elle cherchait à savoir où il voulait en venir. Rian était consciente qu’elle ne pouvait pas faire semblant de ne pas savoir de quoi il faisait allusion. Elle aurait voulu, mais son stade d’immaturité était un peu plus au-dessus. Elle ouvre la bouche mais finalement ne dit rien, et soupire. « C’est parce que tu n'aimes pas les sources ? », au contraire, elle aimait ce genre de lieu. Sa plus grande passion lorsqu’elle a du temps libre, c’est aller dans un endroit chaud et y faire une sieste. La chaleur c’est ce qu’elle appréciait le plus, ça la détendait à sa plus grande joie. Elle n’était pas le genre de fille très compliquée à satisfaire, elle appréciait les choses les plus simples, sans trop de cérémonie. « ou parce que tu ne m'aimes pas moi, et que c'est ma présence qui te dérange du coup. Tu peux me le dire, tu sais, je me vexerais pas. ». Elle allait saisir la tasse, mais finalement, posa ses mains sur le rebord du levier, elle soupire pour la seconde fois avant de lever ses yeux sur lui. Elle s’arrête, son cinéma n’allait pas durer, il n’était pas dupe. Elle enlève ses gants en caoutchouc pour saisir ses gants usuels, blanc et simple.

« C’est juste que j’ai pas le temps d’avoir du temps pour moi. Trois jours et deux nuits, c’est énorme. Je ne peux pas m’absenter aussi longtemps et encore moins si tu m’avertis seulement deux jours à l’avance. » dit-elle d’une voix douce et la plus conciliante qu’elle savait faire. Elle ramène ses cheveux, et à l’aide d’un élastique les noue rapidement en queue de cheval. « Si je t’aimais pas, alors ces sept dernières années auront été un supplice. Babo. Ne me dit plus une chose pareil. » Elle eut un sourire, tendre et amusé. Même après sept année, elle restait incapable de se montrer totalement naturelle avec lui, surtout lorsqu’il lui disait ses mots, « que tu ne m’aimes pas ». Elle aurait voulu lui hurler que c’était faux, lui dire qu’elle l’aimait depuis même huit ans, mais était-ce naturel ? Pas entre eux. Ils partageaient une relation des plus étranges, il était l’un des rares avec qui elle avait gardé contact. Le lycée avait fait exploser leur groupe d’amis rapidement, mais lui, était resté près d’elle. Ou elle était restée près de lui. C’était juste étrange, il n’y avait pas de mot pour définir ce qui les liait. Même avec le temps, elle était incapable d’expliquer à qui que ce soit, pourquoi elle continuait à le voir aussi régulièrement, ni même d’expliquer pourquoi il lui rendait visite comme aujourd’hui, avec une idée aussi précise en tête. La brune voulait qu’il lui dise enfin, la réponse à toutes les questions qu’elle se posait mais elle n’osait pas. Des deux, elle devait être la plus timorée, surtout lorsqu’elle craignait qu’une chose, le ridicule. Et même si le ridicule ne tuait pas, elle ne supporterait pas l’idée de voir un sourire moqueur sur les lèvres de Jae Hwa.

« Pourquoi moi ? Il me semble que je ne suis malheureusement pas la seule personne dans ton répertoire. » s’illuminait dans son regard couleur terre, des lueurs malicieuses ; un mélange de curiosité et d’impatience. Entendre qu’elle est spéciale lui ferait plaisir, l’amuserait tout aussi bien. Une question germe dans son esprit, et si tout ceci n’était qu’un test, un mise en scène pour la tester elle ? Elle savait qu’elle ne devait pas trop en espérer, il fallait s’attendre à tout avec lui. Il ne disait jamais ce qu’elle voulait entendre et elle était incapable de savoir à quoi il pouvait penser.



Dernière édition par Ahn Rian le Dim 21 Avr - 12:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « just come with me »   Jeu 18 Avr - 19:02

just come with me.


Pourquoi ne pouvais-tu pas simplement t'arrêter, et partir avec moi ? T'arrêter de t'activer derrière ce fichu comptoir, et m'écouter, puis me suivre dans un endroit où nous serions juste tout les deux. Était-ce si difficile pour toi de prendre du bon temps lorsque l'on te le proposais, sans aucun frais ? Ou bien était-ce si difficile de te retrouver seule avec moi ? Je savais bien que je n'étais pas la personne en qui il était le plus facile d'avoir confiance, et d'ailleurs, nous n'étions même pas vraiment amis. Mais je te l'avais proposé à toi, et non quelqu'un d'autre, alors pourquoi tu continuais à refuser ? Voulant te comprendre, je t'avais posé ces question, attendant mes réponses, mes yeux plantés droit dans les tiens.

Quelles réponses allais-je obtenir ? La vérité, ou un mensonge détourné ? Parfois, j'avais du mal à te cerner, du mal à savoir qui tu étais vraiment. Alors je me disais que peut-être nous ne passions pas assez de temps ensemble. Mais quelle serait la raison pour que nous en passions plus rien que tout les deux ? Parfois, j'avais l'impression de paraître idiot, lorsque je passais dans ton café juste pour te voir, ignorant tout les autres clients que tu avais. Et n'était-ce pas aussi bizarre à tes yeux, que je vienne toujours te voir sans raison apparente, et sans avoir quoique ce soit à te dire, juste parce que l'envie de voir ton doux visage m'avait pris ?

« C’est juste que j’ai pas le temps d’avoir du temps pour moi. Trois jours et deux nuits, c’est énorme. Je ne peux pas m’absenter aussi longtemps et encore moins si tu m’avertis seulement deux jours à l’avance. » m'avais-tu alors dit, et au final, je me trouvais presque égoïste d'avoir tant insisté pour que tu viennes avec moi. Enfin, je l'étais, égoïste, mais ce n'était pas pour autant que j'allais abandonner cette idée, j'étais bien trop obstiné pour cela. Et j'étais si persuadé que cela allait te plaire d'aller aux sources que je ne pouvais pas renoncer. J'avais envie de te faire plaisir, et puis, la réservation était aussi à ton nom, alors que pouvais-je faire d'autre que te t'emmener à ma suite ?

Je m'étais demandé un moment s'il n'y avait pas eu de l'insécurité lorsque je t'avais demandé si tu ne m'aimais pas, et je m'étais senti obligé d'ajouter que je ne me vexerais pas, alors que c'était tant le contraire que je ressentais. Mais j'avais si peur, parfois, de te montrer mes sentiments, de montrer au monde ce que je ressentais, parce que je ne voulais pas que l'on se serve de ces faiblesses contre moi. Et puis, tu ne m'étais pas destinée. « Si je t’aimais pas, alors ces sept dernières années auront été un supplice. Babo. Ne me dit plus une chose pareil. » Un léger sourire se logea sur mes lèvres, ça sonnait presque comme une déclaration.

« Pourquoi moi ? Il me semble que je ne suis malheureusement pas la seule personne dans ton répertoire. » Mon sourire s'élargit alors, se montrant bien plus amusé qu'auparavant à cause de ce que tu venais de me dire. Je me penchais alors, comme un enfant, au dessus du comptoir, ma tête tout prêt de la tienne. « Pourquoi ce ' malheureusement ' ? Serais-tu jalouse ? » Je l'aurais pensé, vraiment, si je n'avais pas à ma connaissance cette fichue promesse que nous nous étions fait des années plus tôt. Mais, même si je savais que tu ne pouvais pas être jalouse, je ne pouvais m'empêcher de te taquiner à propos de cela.

« Sinon, non, bien sûr, tu n'es pas la seule, mais je doute actuellement de trouver quiconque pour m'accompagner, et je comptais sur toi pour le faire. » Parce que j'avais envie que ce sois toi qui m'accompagne, et personne d'autre. Certes, ça serait bizarre, étrange, surtout qu'en règle général, nous n'avions pas grand chose à nous dire, mais je pourrais passer du temps avec toi, sans personne d'autre, sans éléments perturbateurs. Et si jamais ce séjour n'était qu'une blague, un prétexte pour qu'encore on nous traite de couple, comme durant nos deux dernières années au lycée, au moins, ce serait avec toi.

Mais tout ça, je ne pouvais pas te le dire. Alors, prenant mon air le plus mignon, celui que j'utilisais pour obtenir ce que je voulais auprès des femmes, regardant d'abord à droite et à gauche pour vérifier que personne ne pourrait me voir, même ceux se promenant dans la rue, je te demandais une dernière fois : « Tu pourrais prendre une petite pause, tu bosses tellement dans ce café, ça te permettrait de te détendre. Fait travailler un peu plus ton frère. J'suis pas sûr que t'auras beaucoup d'autres occasion comme ça, surtout que t'as rien à payer. Alors va prévenir ton frère, et prépare tes affaires. » Je m'éloignais un peu, posant mes coudes sur le comptoir, et ma tête entre mes mains.

« sinon tu m'auras sur le dos durant ces trois jours, et je t'assure que là, ça va pas être une partie de plaisir » Je haussais un peu les épaules avec un sourire amusé qui montrait clairement que j'étais prêt à la suivre nuit et jour si elle osait me refuser cette demande.
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MessageSujet: Re: « just come with me »   Jeu 18 Avr - 22:06

Tu me fait espérer et tu m'exaspères,
disparaît et j'attraperai ta main pour te retenir.

Il n’a suffi de rien pour que des sentiments qu’elle croyait longtemps disparu se ravivent soudainement. Une étincelle et s’enflamme de nouveau des braises qu’elle pensait éteintes. Mais tous ces sentiments n’étaient que des mirages, de illusions auxquelles elle s’attachait, manque cruel d’affection ou envie de pouvoir goûter à ce que ses couples qui viennent dans son café amoureusement partagent. Envie, jalousie, ce sont certainement ses motivations qui la pousse à se retourner, voir ces jours où elle était à son tour, tombée dans un printemps qu’elle croyait éternel. Naïve. Fleur bleue.

« Pourquoi ce ' malheureusement ' ? Serais-tu jalouse ? », Elle a alors ce rictus moqueur, elle le regarde, aussi amusé qu’il semblait l’être. « N’interprète pas mal mes mots, moi jalouse ? Jamais. Je plaignais les autres personnes qui doivent certainement être dans mon cas. Victime. » Murmura-t-elle en repoussant le visage de son ami à l’aide son index. Trop proche, mais elle ne sentait pas le rouge lui monter au visage du moins pas encore. Elle n’aimait pas le voir aussi confiant, sûr de lui, ça ne lui donnait qu’une envie, de le mettre à terre. De lui enlever ce maudit sourire des lèvres, et ce une bonne fois pour toute. À chaque fois c’était la même chose, des exæquo partout. Si ce n’est pas lui qui mordait la poussière et la défaite, c’était elle. Une compétition puérile à laquelle elle ne pouvait s’empêcher d’y participer. « Sinon, non, bien sûr, tu n'es pas la seule, mais je doute actuellement de trouver quiconque pour m'accompagner, et je comptais sur toi pour le faire. », personne pour l’accompagner ? Elle ne put s’empêcher de rire intérieurement. Dit comme ça, ça sonnait désespérée, et elle avait cette soudaine impression d’être sa bouée de sauvetage. C’est comme si elle avait le choix de le laisser couler ou non, de tendre la main ou bien de le regarder sombrer. Il avait un caractère de cochon aussi, pourquoi donnait-il toujours cette désagréable sensation de vouloir toujours tout contrôler et que tout le monde lui obéisse à la baguette ?

Le voir faire un aegyo la fit sourire davantage, inconsciemment. Elle le trouvait mignon lorsqu’il agissait de la sorte, si seulement il pouvait se taire et rester immobile de la sorte. Le charme ne serait pas rompu. Il regardait autour de lui, craignant d’être vu par une autre personne qu’elle. Elle laisse échapper un rire qu’elle réprimande aussitôt. Derrière ses allures de mauvais garçon, elle savait pertinemment que ce trouvait quelqu’un de plus doux. Mais chaque fois qu’elle essayait de trouver ses faiblesses, il se cabrait et l’empêchait d’en savoir plus. « Tu pourrais prendre une petite pause, tu bosses tellement dans ce café, ça te permettrait de te détendre. Fait travailler un peu plus ton frère. J'suis pas sûr que t'auras beaucoup d’autres occasions comme ça, surtout que t'as rien à payer. Alors va prévenir ton frère, et prépare tes affaires. » La brune lui lance un regard noir, travailler pour ce café, elle ne l’avait jamais trouvé comme étant un fardeau et puis, Ryun travaillait plus qu’elle car il faisait toujours en sorte qu’elle se repose, estimant que les cours encombraient suffisamment son temps libre. Mais Rian savait que Jae Hwa en était conscient, néanmoins elle n’aimait pas sa formulation. Elle roule des yeux, elle ne savait vraiment pas quoi faire de cet abruti qui se présentait comme ça, avec un projet farfelu en tête. « Sinon tu m'auras sur le dos durant ces trois jours, et je t'assure que là, ça va pas être une partie de plaisir. »

Savait-il qu’il existait une police locale plutôt efficace ? Elle pourrait porter plainte pour harcèlement morale. Elle gonfle ses joues et l’imite en adoptant la même position que lui. Leur visage son proche, mais la proximité ne la gêne pas. Rian plonge son regard dans le sien, calme. « À te voir insister, je me demande si tu ne serais pas en train de me proposer un rencard ? », elle esquisse un regard amusé avant d’appuyer de son index le bout du nez de son ami. « je pourrais me faire des idées. » dit-elle d’une voix plus douce, plus suave avant de se redresser et regarder derrière lui. En voyant la voiture de ce dernier, elle grimaça, ce n’était pas du tout une plaisanterie. « Donne-moi cinq bonnes raisons pour te suivre et j’y réfléchirai. » déclara-t-elle en croisant ses bras, et pour appuyer ses dires, elle ajouta, « j’ai une valise vide qui doit traîner à l'étage, et pour trois jours, je n’aurai pas besoin de grand-chose. » La balle était dans son camp. C’était trop facile pensa-t-elle, mais elle devait jouer le jeu. Un jeu qu’il avait commencé depuis bien longtemps et qui n’était pas prêt de terminer.

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MessageSujet: Re: « just come with me »   Jeu 18 Avr - 22:48

just come with me.


« À te voir insister, je me demande si tu ne serais pas en train de me proposer un rencard ? » Je te regardais droit dans les yeux, nous étions proche, très proche, et un malencontreux mouvement de ma tête pourrait se faire rencontrer nos lèvres. Pourtant, ça je ne le ferais pas. Cependant, un sourire commença à se former sur le coin de mes lèvres, d'abord léger, puis plus accentué à mesure que mes idées s’enchaînaient dans ma tête. Je ne savais si ce que j'allais faire allait être une bonne idée, j'en doutais même, ça serait peut être la pire idée que j'ai eu. Mais j'étais joueur, un peu trop même, surtout lorsque j'étais en ta compagnie, alors actuellement je n'avais peur de rien, sachant d'avance que tu ne me prendrais pas au sérieux.

« je pourrais me faire des idées. » tu continuais, et mon sourire se fit encore plus amusé. Tu t'éloignas ensuite de moi, et je t'imitais, croisant à mon tour mes bras sur mon torse. Tout n'était que jeu entre nous, toujours. Des tentations, des non-dits, et des défis, comme celui que tu me lança ensuite : « Donne-moi cinq bonnes raisons pour te suivre et j’y réfléchirai. J’ai une valise vide qui doit traîner à l'étage, et pour trois jours, je n’aurai pas besoin de grand-chose. » Et c'était peut être pour cela que je revenais toujours vers toi. Parce qu'en ta compagnie, je m'ennuyais rarement, bien que nous ne parlions pas. Je ne pouvais pas prétendre te connaître, mais je savais comment te faire réagir.

Tu pourrais te faire des idées. Tu m'avais dis. Et c'était vrai, en quelque sorte, tu pouvais t'en faire. Mais pourtant, tu n'avais pas l'air sérieuse. Je fis mine de réfléchir un moment, comme si les bonnes raisons de me suivre étaient un sujet si sérieux qu'il fallait un long moments de réflexion pour arriver à les trouver. Pourtant, la plupart étaient évidente. Je fis glisser mon doigt sur le comptoir, jouant avec la surface lisse alors que je commençais à parler, mes yeux river sur mes mains. « alors premièrement, tu n'as rien a payé, même si je te l'ai déjà dis, tu n'as pas précisé que cela devait être de nouveau arguments. » Je penchais la tête sur le côté, te jetant un petit regard.

Avant de replongé mes yeux sur mes mains, faisant maintenant taper mes ongles contre la surface dure. « Deuxièmement, tu vas pouvoir te détendre. Tu n'auras absolument rien à faire durant ces trois jours. Tu vas avoir de l'eau chaude tout autour de toi, et tout le monde aime l'eau chaude qui détend les muscles ! » Mes doigts formèrent de petits cercles, avant que je ne les ramène vers moi, me penchant alors au dessus du comptoir. « Troisièmement mh... Tu seras avec moi, tu auras donc l'assurance de ne pas t'ennuyer. » Non, je n'étais pas imbu de moi-même, j'étais simplement réaliste. Je savais très bien que j'étais une personne particulièrement drôle quand je le voulais.

Le quatrième s'annonçait plus dur, mais c'était le dernier que j'avais à trouver, ayant déjà le dernier argument en tête depuis le moment où j'avais commencer à parler. « Troisièmement mh... Tu seras avec moi, tu auras donc l'assurance de ne pas t'ennuyer. Et tiens, le quatrième vient avec : je te promet de ne pas t'embêter moi-même. » Je te fis alors un sourire sincère, bien qu'un soupçon de malice se reflétait dans mes yeux. Je me penchais un peu plus au dessus du comptoir qui nous séparait, me demandant pourquoi je n'étais pas déjà passé derrière, imitant tes gestes précédent en plaçant ma tête bien trop près de la tienne.

J'haussais un sourcil, et, avec un petit sourire en coin et une lueur de défis dans les yeux, je finis par te dire, achevant ainsi mon argumentation que j'espérais efficace, pour ne pas repartir seul et aussi déçu : « Et pour la dernière raison... Et si c'était effectivement un rancard, tu ferais quoi ? » Je m'éloignais ensuite, toujours avec ce même sourire et ce même regard, te soufflant un baiser de la mains.
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MessageSujet: Re: « just come with me »   Ven 19 Avr - 19:03

J'ai juste l'impression d'être un chaton mouillé
sous une pluie et toi le passant avec son parapluie.

Le groupe avance mais elle s’arrête, fait un pas en arrière et les regarde avancer sans elle avant de marcher, à son rythme. Toujours à vouloir s’isoler, mais elle n’a pas tort au final quand elle remarque qu’aucun d’eux n’a remarqué son absence. La société est ainsi, et elle n’est qu’une goutte dans un océan. Juste quelqu’un parmi tant d’autre. Mais une main tendue ne peut être que l’expression d’une gentillesse. C’est ce qu’elle a appris.

La cadette Ahn n’avait pas confiance en lui, et encore moins aux questions qu’il pourrait lui donner. Il n’était pas sérieux, ça se voyait à son attitude, à sa façon de sourire aussi bêtement. Elle n’appréciait pas de ne pas être prise au sérieuse, mais quand avaient-ils été déjà sérieux l’un envers l’autre ? Sa mémoire lui joue des tours et une petite voix lui dit : jamais. Bras croisés, elle ne le sentait pas venir, cette histoire. « Alors premièrement, tu n'as rien a payé, même si je te l'ai déjà dit, tu n'as pas précisé que cela devait être de nouveaux arguments. », la brune ne dit rien, le regardant avec un air indéchiffrable. Ce n’était que le début, elle craignait déjà ce qui allait suivre. Elle resta immobile, presque pensive, se demandant à quel point le crétin qui se tenait devant elle pouvait faire. Doucement, ses mains gantés pianotaient son avant-bras, la suite s’annonçait désastreuse. « Deuxièmement, tu vas pouvoir te détendre. Tu n'auras absolument rien à faire durant ces trois jours. Tu vas avoir de l'eau chaude tout autour de toi, et tout le monde aime l'eau chaude qui détend les muscles ! » Après l’argumentation et l’insistance sur la gratuité qui soulignait bien son côté vénale, elle avait le droit au côté maternel ou paternel sarcastique. Elle fronça légèrement ses sourcils, donnait-elle l’image d’une personne qui se surmenait et semblait même étouffé à ce point ? Rian se sentait parfaitement en forme, aucune courbature, aucune fatigue aussi bien morale que physique, quel genre de diagnostic lui chantait Jae Hwa ? Était-il dans une autre vie une sorte de charlatan, d’escroc qui prescrivait des remèdes face à des maux fictifs ?

« Troisièmement mh... Tu seras avec moi, tu auras donc l'assurance de ne pas t'ennuyer. » vide total dans son esprit. Avait-elle bien entendu ? Elle ne put s’abstenir de rire, gorge déployé cette fois avant de poser sa main devant sa bouche, pour étouffer son rire. Soigneusement elle évita le regard de son ami, elle était certaine qu’elle aurait affaire à des petites étincelles. Un peu comme pour ne pas avoir à tomber de haut, elle s’accoude au comptoir, visage posé sur ses mains gantées, elle attend la suite des réjouissances. « Troisièmement mh... Tu seras avec moi, tu auras donc l'assurance de ne pas t'ennuyer. Et tiens, le quatrième vient avec : je te promets de ne pas t'embêter moi-même. » Un sourire fend ses lèvres pour dévoiler ses dents. « Tu m’assures que tu vas me distraire sans pour autant l’embêter. M’offres-tu par le plus grand hasard tes services en bouffonnerie ? » elle avait cet air faussement étonné qu’elle ne garda pas bien longtemps avant de lui toucher l’épaule, signe pour dire qu’elle plaisantait, qu’elle s’excusait. C’était plus fort qu’elle.

Il s’approche et elle scrute le moindre détail de son visage pour la énième fois. Combien de fois le faisait-elle lorsqu’ils étaient proches ? C’était ainsi depuis la première et ça continuait à la suivre, cette mauvaise habitude à toujours analyser le moindre détail d’un visage qu’elle ne connaissait que trop bien, trop longtemps. « Et pour la dernière raison... Et si c'était effectivement un rancard, tu ferais quoi ? », ce qui la refroidit le plus fut la question ou bien ce baisé soufflé à la volée ? Elle saisit la serviette qu’elle avait à proximité de sa main et la balança sur son ami. « YAH ! C’est moi qui pose les questions, pas toi. » Elle a cet air tantôt agacé, tantôt exaspéré, tantôt amusé. Juste qu’elle ne savait pas quoi penser, il jouait toujours avec ses mots. Il ne la prenait pas au sérieuse mais ça, ne c’était plus une nouveauté. «Tes cinq raisons sont toutes peu crédible et j’ai le mauvais présage que ce serait plutôt le contraire…»Elle avait toutes les cartes pour lui refuser ce séjour complètement farfelu, mais pourtant, elle était incapable de lui dire non. C’était toujours ainsi qu’il prenait le dessus sur elle, elle le suivait. Enfant. Elle ne pouvait pas repousser sa main, si ce n’est que la saisir jusqu’à que ce soit lui qui la rejette. Ou qu’elle lâche prise. « Tous les frais complémentaires qui pourront s'ajouter seront à ta charge. » dit-elle en défaisant le nœud de son tablier qu’elle plia soigneusement sur le comptoir, maniaque du rangement jusqu’au bout. Elle quitte le comptoir, le longe pour se rendre à l’escalier menant vers l’étage supérieur, étage habitable. Avant de monter, elle se retourne « Surveille le café même si c’est plutôt calme en début d’après-midi, je reviens vite. »

À l’étage, elle ne se presse pas vraiment. Elle hésite même à se barricader car ça l’ennui, de partir comme ça. Des plans chamboulés, ça ne lui plaisait pas vraiment. Elle se hisse à la pointe des pieds pour saisir la valise posée sur le haut du placard. Des souvenirs refont surface, cette valise, c’était celle qu’elle avait le jour où elle avait décidé de partir de la maison de sa tante. Rian la regarde, avant de la remettre en haut. Dix minutes plus tard elle descend avec le sac de sport de son jumeau. Elle avait pris tout le nécessaire pour un voyage de trois jours, et même un supplément de vêtement au cas où. « J’ai appelé Joon pour qu’il vienne me remplacer. Trois heures supplémentaire pour lui à ta charge aussi ? Je plaisante, attendons-le un peu. Il arrivera d’ici cinq minutes. »

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MessageSujet: Re: « just come with me »   Ven 19 Avr - 20:45

just come with me.


Tu rigolais. Tu ne me prenais pas au sérieux. Tu ne me prenais jamais au sérieux, c'était une évidence. A tes yeux, chacune de mes paroles étaient à prendre contre toi, comme si je ne savais pas faire autre chose que me moquer des gens qui m'entouraient, comme si je ne me souciais de rien, ni des sentiments, ni des situations dans lesquelles les gens pouvaient être. Mais c'était l'image que je donnais, alors je fis comme si tu n'avais rien fais, comme si tu n'avais pas agis en montrant clairement qu'effectivement, nous ne nous connaissions pas vraiment, me prouvant une nouvelle fois que personne ne me connaissait. Et c'était bien comme cela. Après tout, c'était ce que je voulais.

Être un inconnu aux yeux des autres. Être imprévisible dans n'importe quelle situation, comme si je n'étais pas une, mais plusieurs personnes à la fois. Ne laisser personne connaître mes faiblesses, mes habitudes, mes sentiments, ce que j'aime ou ce que je hais, ou même encore mes pensées, en fait, ne laisser personne savoir qui je pouvais réellement être, parce que j'aurais alors à m'en tenir à l'image qu'il se faisait de moi, et je n'aimais pas cela. J'aimais l'indépendance qu'être un incompris m'assurait, et je me complaisais dans le fait que jamais personne ne me forçait à confier mes sentiments et mes doutes, à m'exposer au point de m'en sentir nu et vulnérable.

Mais ce qu'impliquait cette indépendance menait souvent au malentendu auquel je faisais face. Alors je faisais mine de rien, comme si vraiment, rien ne me touchait, rien n'était sérieux, comme si elle avait finalement raison. Peut-être était-ce de ma faute, je n'y mettais pas le ton qu'il fallait, mon esprit joueur prenant toujours le dessus, mais c'était, en quelque sorte, une façon de me protéger. Si tout n'était qu'un jeu, je n'avais rien à prendre à coeur, et je n'en ressortais jamais déçu. Tu m'envoyas un torchon à la figure lorsque je te demandais ce que tu ferais si c'était réellement un rancard, et un léger rire s'échappa de ma bouche, comme si la question jamais n'avait été sérieuse.

« YAH ! C’est moi qui pose les questions, pas toi. » tu avais alors dis, forçant alors un sourire sur mon visage. Je continuais de te fixer droit dans les yeux, sur et certain d'arriver à te faire monter dans ma voiture à ma suite, même si au final il faudrait que j'utilise la force. « Tes cinq raisons sont toutes peu crédibles et j’ai le mauvais présage que ce serait plutôt le contraire… » tu avais continué, et pendant un instant, j'eu un gros doute sur la positivité de la réponse que j'obtiendrais de toi. Mais, avec un petit sourire malicieux, je tentais encore d'argumenter un peu, avec un petit haussement d'épaule. « Qui ne tente rien n'a rien »

Puis, ma lèvre vint automatiquement se placer sous mes dents, dans un geste nerveux que j'avais l'habitude de faire, attendant avec un peu d'appréhension sa réponse. « Tous les frais complémentaires qui pourront s'ajouter seront à ta charge. » Et ce fut ma victoire. Un grand sourire sincère se logea sur mes lèvres alors que toi tu enlevais ton tablier avant de le poser sur le comptoir. Tu t'éloignais ensuite, te retournant juste pour me dire. « Surveille le café même si c’est plutôt calme en début d’après-midi, je reviens vite. » J’acquiesçais sérieusement à ta demande, et, lorsque tu disparu de ma vue, je ne pu empêcher ce petit saut de joie accompagné de son fidèle cri, comme l'enfant que j'étais.

Et je fus seul pendant un moment. Je regardais juste les gens passer dans la rue, m'inquiétant dès qu'un venait s'approcher trop près de la porte car je ne saurais pas comment l'accueillir. Heureusement, tu vins enfin me sauver, alors que je commençais à perdre patience, descendant avec un sac qui ne devait sûrement pas être le tiens. « J’ai appelé Joon pour qu’il vienne me remplacer. Trois heures supplémentaire pour lui à ta charge aussi ? Je plaisante, attendons-le un peu. Il arrivera d’ici cinq minutes. » Je te fis un petit sourire, accompagné d'un « ok » rapidement soufflé.

Et ce fut les cinq minutes les plus longues de ma vie. Nous avions rarement des choses à nous dire - ce qui était étrange depuis tout le temps où nous nous connaissions - et maintenant, sortant de mon coup de tête de t'emmener avec moi, je me demandais enfin si c'était une véritable bonne idée. Je te jetais un rapide coup d'oeil, inquiet de savoir si maintenant tu regrettais la décision que je t'avais légèrement forcé à prendre à cause de cet étrange silence qui s'était infiltré entre nous. Alors, tentant le tout pour le tout, et essayant de ne pas paraître bizarre, je te demandais : « sinon, je ne t'ai même pas demandé, ça va bien ? »

Ce fut le bruit de la porte qui me permis de souffler enfin. Il était enfin là, ce gars que tu attendais. Et, à peine fut-il installer que je te demandais avec une voix que j'essayais gentille et douce : « tu es prête, on peut y aller ou tu as encore quelque chose à faire ? » Je tournais un peu la tête sur le côté, attendant ta réponse, te prenant déjà ton sac pour que tu n'aies pas a le porter jusqu'à la voiture.
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MessageSujet: Re: « just come with me »   Sam 20 Avr - 12:47

Te voir une seconde me suffit à
savoir que je passerai une bonne journée


En attendant l’arrivée du serveur qui allait commencer son service beaucoup plus tôt que prévu, la demoiselle tira une chaise et s’y installa, son sac coincé entre ses jambes. Dossier contre bras droit, sa main gauche pianotait sur la table. Le silence qui s’était installé était tout juste pesant, mais que pouvait-elle dire à présent ? Il ressemblait juste à un vieux couple qui se faisait la tête, ou qui n’avait plus rien à se dire, comme si ce petit voyage était l’objet d’une volonté de réconciliation. Et dans leur cas, un vieux couple d’ami. D’un côté ça l’amusait, elle se demandait intérieurement quel genre de conversation normal, comme de bons amis, ils avaient pu avoir après la remise des diplômes de la fin du secondaire. Sept ans et toujours ce silence, elle ne pouvait que remarquer pour la énième fois ô combien leur relation était étrange. Ne trouvant pas quoi faire pour combler ses cinq minutes d’attente qui promettaient d’être longue, la demoiselle saisit son élastique noué autour de ses cheveux et le tira pour libérer sa chevelure brune, avant d’ébouriffer un peu ses cheveux et les coiffer avec ses doigts. Elle ne s’attachait les cheveux que lorsqu’elle travaillait, ou commençait à réfléchir, méditer. C’était ainsi que son frère devinait lorsqu’il ne fallait pas l’embêter, même si la plupart du temps, il faisait semblant de ne pas le savoir pour l’embêter, affectueusement. Ryun. Elle hésitait, fallait-il qu’elle le réveille maintenant pour lui dire qu’elle s’éclipsait pendant trois jours ? Ou bien, devait-elle le laisser se reposer un peu ? Partagée, elle choisit l’option de lui laisser un message sur son téléphone. Elle palpe ses poches et ne le trouvant pas, elle se remémora où elle avait pu le laisser. Le comptoir. Rian se lève, et rapidement, saisit le portable posé près de la caisse. Elle sourit, et envoie rapidement le message avant de se rasseoir. Une minute venait à peine de s’écouler, les quatre autres semblaient être d’autant plus longues. Ne lui avait-il pas assuré qu’elle n’allait pas s’ennuyer ? C’était mal parti pour le moment. Si elle avait bien compris, ce séjour lui permettrait de se reposer, de se distraire ; son rôle était celui d’un princesse, elle n’avait rien à faire si ce n’est de rester oisive et laissez tout le reste entre les mains sûrs de Jae Hwa. L’idée lui plaît et elle ne peut s’empêcher de rire dans son coin, glousser.

« Sinon, je ne t'ai même pas demandé, ça va bien ? », elle se tourne vers lui, le regarde avant de sourire « Plutôt bien maintenant que j’ai des vacances improvisés et que je suis en bonne compagnie. Et toi ? » Ça sonnait terriblement ironique mais pourtant, elle était sincère. Rian avait terriblement du mal à parler sans ce ton que certain pouvait trouver sarcastique, pourtant, elle pensait réellement tous ses mots. C’était frustrant pour elle au départ, mais elle s’est rapidement fait une raison ; on doit s’habituer à elle, elle ne ferait pas d’effort pour changer, ou pour être comprise ; ceux qui prenait pas la peine de le faire était une preuve pour elle qu’ils n’étaient pas destiné à être ami. Trop différent. Le tintement de la cloche se fait entendre lorsque celle-ci fut poussé par Joon qu’elle accueillit avec un large sourire, se levant presque en même temps que lui arriva. Soulagement, il était toujours ponctuel et ce qu’elle appréciait le plus chez lui c’était ce sourire toujours aguicheur sur son visage, ajouté à cela un caractère des plus fiables. Les salutations furent brèves, rapidement, elle lui fit un rapide briefing, topo de tout ce qu’il devait faire et veiller car d’ici le temps que Ryun se lève, il était un peu le manager ou le capitaine du bateau.

« Tu es prête, on peut y aller ou tu as encore quelque chose à faire ? » La brune resta pensive, oui, elle avait effectivement oublié quelque chose. Si elle partait comme ça, ça n’irait pas du tout. Elle s’en voudrait. « Je reviens, deux minutes » dit-elle dans la précipitation, avant de disparaître vers l’escalier donnant vers l’étage supérieur. Partir comme ça, elle n’aimait pas et encore moins si elle ne le voyait pas. Montant les marches quatre à quatre, elle arrive devant leur chambre. Doucement, elle pousse leur porte, et doucement elle s’approche de son jumeau endormi. Elle caresse le visage de ce dernier, avant de repousser doucement les cheveux de ce dernier et déposer sur son front un baiser. Son frère a toujours été pour elle son porte-bonheur et partir sans faire ce rituel, c’était comme partir sans vouloir être gardé des cieux.

Elle descend les marches deux à deux, et ne voit que Joon. Ce dernier lui indique que son ami l’attend à l’extérieur, dans la voiture. Elle esquisse un sourire de remerciement et pousse à son tour la porte accompagnée du son de la petite cloche. « J’avais oublié de nous prendre de quoi grignoter en route. » dit-elle en montrant un sac rempli de petits gâteaux, tandis qu’elle tenait dans son autre main, un sac isotherme, pour les boissons. Comme pour éviter les foudres de son ami, elle gonfla ses joues et fit son air le plus abattu. Les sources thermales se situait en dehors de la ville, et plutôt très loin de celle-ci, bien reculé dans la nature. Le chemin allait être long. « Je mets ça où ? »



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MessageSujet: Re: « just come with me »   Sam 20 Avr - 20:29

just come with me.


Je ne pouvais m'empêcher de te regarder, et pourtant, il y avait des fois où j'essayais vraiment. C'était étrange en quelque sorte, que mes yeux soient automatiquement attiré par toi dès que tu rentrais dans une pièce, dès que je te savais non loin. Et c'était arrivé à un point que ça en était maladif. Alors je me demandais qui tu étais vraiment pour moi, et qui j'avais envie que tu sois pour moi aussi, et je me rappelais rapidement que peu importe mes envies, et mes souhaits, peu importe mes besoins et mes rêves, rien ne serait possible. Mais cela n'empêchait pas mes yeux de te chercher dans la foule, et d'espérer tomber sur toi à chaque occasion.

Et c'est ainsi pour la première fois de ma vie que j'avais cessé de lutter, que j'avais abandonné pour me laisser submerger, me complaisant sous ce poids qui m'étouffait presque, si près et si loin à la fois. Nous ne parlions pas et le silence devenait pesant. Je ne avais pas quoi te dire, et tu devais être dans la même situation toi aussi. « Plutôt bien maintenant que j’ai des vacances improvisées et que je suis en bonne compagnie. Et toi ? » Je grimaçais sous le ton employé, manquant de me vexer car tu ne me considérais pas comme une personne avec qui il était agréable d'être, mais je fis comme si de rien n'était, après tout, ce n'était pas comme si c'était vraiment faux.

Je te demandais si tu étais prête à partir, te prenant déjà tes affaires pour partir le plus vite d'ici avant que tu ne changes d'avis. J'avais si peur que ce soit le cas. Que finalement, tu te dises qu'il ne valait mieux pas que tu partes avec moi, que j'étais une personne en qui on ne pouvait pas avoir confiance, et que tu regrettes ton choix. Que tu regrettes ton choix d'avoir osé me faire confiance pendant quelques secondes, et que tu me dises d'un coup que tu ne voulais plus me suivre, que tu étais mieux ici, loin de moi. Plus près de ceux qui te tenaient bien plus à coeur que moi. Mais tes affaires dans mes mains, tu ne pouvais aller très loin sans risquer de les perdre.

« Je reviens, deux minutes » m'avais-tu dis, avant de partir rapidement sous mes yeux étonnés. Je cachais rapidement cette expression que je ne voulais pas que l'autre homme aperçoive, avant de sortir, ne supportant finalement plus de rester là, sans rien faire, l'attendant bien trop sagement à côté d'un gars qui semblait m'épier et savoir ce que je faisais là, et pourquoi j'emmenais sa patronne. Ce fut après quelques grandes et rapides enjambées que je poussais la porte du café pour respirer l'air frais de l'extérieur, malgré le fait que nous étions déjà très avancé dans le mois d'avril, ayant comme l'impression d'être libéré.

Je fouillais un peu dans mes poches, mais je ne trouvais pas ce que je cherchais. Alors, sortant mes clés, j'ouvris la voiture avant de m'installer côté conducteur, me penchant vers la boîte à gant pour trouver ce que je cherchais désespérément. Après un trop long moment à fouiller, et à renverser la moitié sur le sol pour me faciliter la tâche, je finis par trouver l'objet qui me hantait : mon paquet de cigarettes. Avec un petit sourire, j'ouvris la fenêtre, avant d'allumer une cigarette que je passais entre mes lèvres. La première bouffée me fit doucement fermer les yeux et balancer ma tête vers l'arrière, l'appuyant alors contre l'appuie-tête du siège.

C'est alors ta voix qui me sortit de mon petit rêve, et j'ouvris la portière pour sortir de la voiture, venant alors à tes côtés après avoir jeté ma cigarette loin de moi sur le sol. « J’avais oublié de nous prendre de quoi grignoter en route. » Je te fis alors un petit sourire, passant derrière toi. « Je mets ça où ? » tu me demandais, et j'effleurais discrètement ta hanche avant de me décaler et de te prendre tes affaires des mains pour les poser sur la plage arrière. « je les pose là, comme ça on y aura accès facilement » Je te fis un sourire, avant de t'ouvrir la portière pour que tu puisses rentrer dans ma voiture, puis je fis le tour pour m'asseoir à ma propre place.

Je mis le contact, enlevais le frein à main, et te regardais une dernière fois pour te demander : « On peut y aller définitivement ? » Une petite appréhension pouvait s'entendre dans le son de ma voix, encore inquiet de te voir partir, mais finalement, je démarrais avant même que tu n'aies le temps de répondre, ne te laissant ainsi pas l'occasion de faire marche arrière. La voiture avançait, et il y avait toujours ce silence que j'osais enfin brisé. « J'ai l'impression d'être un prince charmant qui enlève une princesse en détresse. Sauf que je n'ai rien de charmant, et que tu n'es pas en détresse. Mais on peut quand même faire le rapprochement, non ? »

Je te fis un petit sourire malicieux, avant de retourner mon regard sur la route, faisant attention à ne louper aucun virage - ce qui m'arrivait souvent parce que au volant, j'étais assez inattentif -. « On pourrait refaire les contes des temps modernes. Le cheval qui devient une belle voiture, le prince qui perd son charme et la princesse qui perd sa détresse. On pourrait presque dire que c'est l'inverse. C'est le prince qui est en détresse et la princesse qui est... » Je m'arrêtais alors, réalisant que j'étais sur le point de te complimenter. Mais, je ne savais pas pourquoi, même si je les pensais, ces mots ne voulaient jamais sortir de ma bouche. « Mettons un peu de musique... »

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MessageSujet: Re: « just come with me »   Sam 20 Avr - 22:42

J’ai peur de faire le premier pas, parce que
j’ai peur que tu me forces à rester en dehors de ton chemin.

Elle ne se fait pas prier en le voyant lui ouvrir la portière et juste avant de d’entrer, le remercie d’un sourire. Une fois installée confortablement en réglant légèrement le siège, elle tire la ceinture pour la cliper. Rian s’arrête, inspire à plusieurs reprises, une odeur lui piquait le nez, est-ce peut-être son imagination ? Certainement. Elle fronce les sourcils un petit moment, embêtée avant de soupirer et de poser ses yeux sur le rétroviseur externe et de se regarder. Discrètement, elle réarrange un peu ses cheveux, ses mèches rebelles qui lui barrent le visage. « On peut y aller définitivement ? » , elle sursaute légèrement, et avant même qu’elle puisse répondre, il démarre la voiture et doucement ils quittèrent la place sur laquelle la voiture était stationnée.

Les lieux qu’elle fréquente défilent sous ses yeux tout comme le paysage qui se dessine devant elle. Elle aperçoit des visages familiers, des chemins qu’elle emprunte, elle se revoit parfois dans des situations embarrassantes. Ronronne doucement le moteur de l’engin, ils ne parlent pas, le silence s’est de nouveau installé entre eux. Si ses yeux semblent rivés sur ce qui se passait à l’extérieur, elle l’observait du coin des yeux, furtivement pour qu’il ne la surprenne pas. C’est étrange qu’aujourd’hui encore, elle ait à agir de la sorte. Même après sept ans, elle avait l’impression de faire du surplace dans leur relation, et pire encore, de faire marche arrière. « J'ai l'impression d'être un prince charmant qui enlève une princesse en détresse. Sauf que je n'ai rien de charmant, et que tu n'es pas en détresse. Mais on peut quand même faire le rapprochement, non ? », Rian sourit et ose enfin le regarder, un sourire dessiner sur ses fines lèvres. Elle s’amuse à enrouler autour de son index une mèche qui à force de rébellion, avait laissé tranquille, « Es-tu en train de me dire que je suis une princesse ? » chuchota-t-elle, plutôt surprise car c’était rare qu’il la compare à une princesse. Du moins, dans des termes plutôt élogieux car lorsqu’on la traitait comme tel c’était surtout pour souligner son caractère autoritaire et capricieux.

« On pourrait refaire les contes des temps modernes. Le cheval qui devient une belle voiture, le prince qui perd son charme et la princesse qui perd sa détresse. On pourrait presque dire que c'est l'inverse. C'est le prince qui est en détresse et la princesse qui est... » elle l’écoute attentivement, si parfois elle faisait parfois d’écouter certains, elle s’appliquait toujours lorsqu’il s’agissait de Jae Hwa, et cela même lorsqu’il lui raconter des balivernes ou des non-sens horribles qu’elle aurait à temps normal ignoré avec un autre. Comment est la princesse ? Elle le voit hésiter, peut-être cherchait-il ses mots ? Elle était curieuse de savoir comme elle pouvait être, comment lui la voyait. « Mettons un peu de musique... », Il se dérobe et elle grimace. Compliment ou bien pique ? Elle avait envie de le savoir, quand bien même cela pouvait être douloureux. Après tout, il n’y avait qu’eux dans cette voiture, personne d’autre et aucune issus de secours. Pas d’excuse et ce n’est pas la radio qui allait en devenir une. C’était injuste qu’il s’arrête de la sorte, c’était injuste qu’il lui impose sans qu’elle puisse répliquer. Il appuie sur le bouton du lecteur, et elle réappuit dessus.

« Termine ta phrase, j’ai envie de connaître la suite, ça commençait justement à être intéressant.» Logiquement, elle deviendrait charmante, mais elle voulait l’entendre de sa bouche et rien d’autre. Il avait presque trois heures de route devant eux, il fallait bien qu’ils commencent à casser cette glace étrange qui s’installait entre eux. Combler les silences, quittes à se battre la demoiselle était prête. Surtout que maintenant qu’elle y pensait, c’était la première fois depuis longtemps qu’ils pouvaient être seuls. Est-ce l’occasion rêvé de tirer au clair toute leur histoire ou bien le peu qu’il y avait ? Ne perd pas ton temps avec des enfantillages, agit comme une adulte et les choses viendront en temps et moment voulu. Mais elle n’avait pas cette patience, ça la tracassait et la frustrait d’être à cheval entre le passé et le présent. Entre le passé et l’avenir, seul le présent lui assurait qu’elle était maîtresse du jeu. « Je plaisante. Tu as raison, mettons un peu de musique. », elle déposait les armes. Elle ne voulait pas le gêner, ni créer de tension. Elle appuie sur le petit interrupteur, et augmente le volume. Elle se sentait tellement bête, et un peu satisfaite de ne pas avoir insisté pour paraître encore plus stupide. Elle incline son visage sur le côté, comme pour s’appuyer son épaule, la vitre.



Dernière édition par Ahn Rian le Jeu 25 Avr - 9:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « just come with me »   Dim 21 Avr - 16:11

just come with me.


Le silence entre nous deux était tel que l'on entendait seulement le vrombissement du moteur et le crissement rapide et constant des roues sur le goudron. J'étais concentré sur la route, plutôt que sur toi, malgré le fait que la plupart du temps, nous étions simplement sur de longues lignes droites sans grand danger. Les maisons défilaient sur les côtés alors que nous traversions les rues de Sunam qui nous mèneraient jusqu'à l'extérieur de la ville. Le café étant assez en bordure de la ville, nous n'avions pas longtemps avant d'atteindre l'extérieur, et de troquer le défilement de maison contre l'étendue des champs qui bordait le côté est de Yuheon. Cependant, la route jusqu'aux sources se feraient bien plus longues.

Je ne savais pas si j'avais envie de briser ce silence, ne sachant pas si j'allais tomber sur le bon sujet de conversation, ou plutôt sur celui qui nous plongerait dans une conversation étrange dont nous ne pourrions nous échapper car nous étions tout les deux coincés dans la voiture. Respirant, et expirant, je finis par parler, racontant une histoire sans queue ni tête parlant de prince et de princesse, de kidnapping et de modernité. Je me demandais presque si tu arriverais à comprendre ce que je te disais, mais maintenant que les mots avaient passés le pas de ma bouche, il m'était impossible de les récupérer et de les changer. Pour une fois, j'aurais aimé réfléchir avant de parler.

« Es-tu en train de me dire que je suis une princesse ? » Ta voix était si basse que je manquais de ne pas les entendre, mais je fis comme si c'était le cas, au final, ne voulant pas vraiment avoir à justifier ce que je venais de dire. Et je continuais à parler, je continuais à débiter mes imbécillités sans m'arrêter, m'enfonçant de plus en plus, pour au final m'arrêter avant d'avoir prononcé le dernier mot, instaurant alors un nouveau silence qui m'était particulièrement gênant. J'allumais la radio, pour rendre le trajet un peu plus agréable, mais à peine j'avais posé mon doigt sur le bouton que tu appuyais à ton tour pour l'éteindre.

« Termine ta phrase, j’ai envie de connaître la suite, ça commençait justement à être intéressant. » m'avais-tu dit. Je manquais de rougir, parce que j'étais persuadé que tu saurais ce qui viendrait à la suite, mais à la place, j'optais pour mon habituel sourire joueur qui me permettait toujours de cacher tout ce que je ne voulais pas que les autres sachent. Je restais cependant silencieux, réfléchissant à si j'allais le dire ou non, et si oui, de quelle façon j'allais le faire. De façon directe, comme si c'était normal de le dire, et que j'avais simplement attendu que tu me le demande pour te taquiner un peu ?

De façon amusée, comme si ce n'était encore une fois qu'un jeu, et que je jouais avec tes sentiments ? Ou bien de façon sincère, montrant alors que je le pensais vraiment, en te regardant droit dans les yeux pour que tu saches que je ne rigolais pas. Mais avant même que je n'ai pu réfléchir aux différentes éventualités, tu me dis : « Je plaisante. Tu as raison, mettons un peu de musique. » Je te regardais alors, surpris que tu me dises cela, et surtout aussi vite. Perturbé par ton changement d'attitude, je te regardais augmenter le volume de la musique, sans rien faire.

Mon attention replongea sur la route, avant que je ne te dise : « C'est bizarre, tu n'insistes pas beaucoup aujourd'hui... Je t'ai connue bien plus déterminée. » Je te jetais un petit coup d'oeil avant de continuer à fixer la route, prenant un virage avant d'arriver sur une nouvelle ligne droite. C'était étrange, mais j'avais envie que tu insistes. J'avais envie que tu me forces à dire ce mot, que tu me l'extirpes pour qu'enfin il sorte et que j'en sois libéré, mais que je n'ai non pas eu à le faire par choix, mais pas obligation. Parce que j'avais peur de faire une erreur en les disant, et de cette façon, tu ne pourras pas rejeter la faute sur moi si cela ne te plait pas.

« Je m'attendais déjà à beaucoup plus batailler pour t'emmener avec moi. J'avais même songé à te porter sur mes épaules et de t'attacher de force dans la voiture... Tu es sûre que ça va bien ? » te demandais-je alors, essayant tant bien que mal de cacher l'inquiétude dans ma voix, anxieux de savoir que quelque chose ait pu te blesser ou te rendre mal, et que je n'en sois pas au courant car nous ne nous confions jamais rien. Je baissais légèrement le volume de l'autoradio au cas où tu parlerais encore, et aussi pour ne pas que l'on ait à hurler pour se comprendre, ce qui serait à la longue particulièrement fatiguant.

« Mais si tu ne veux pas en parler je te laisse tranquille. » avais-je alors finis par dire, tournant la tête vers toi pour te fixer, ne voulant pas te forcer à quoique ce soit. Je te regardais un moment, essayant de voir si tu n'allais pas bien ou si c'était juste ... je ne savais pas. Moi à qui tu ne voulais finalement pas parler, ou bien que tu en avais marre de ma façon d'être et que du coup, tu cédais au moindre de mes caprices idiots. J'avais presque envie d'en tester un nouveau, pour voir si c'était vraiment ça. Mais si c'était parce que tu n'allais réellement pas bien, j'avais peur d'empirer encore ton état.

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MessageSujet: Re: « just come with me »   Dim 21 Avr - 17:47

J'envie ses princesses qui
trouvent le grand amour au détour d'un malheur.


« C'est bizarre, tu n'insistes pas beaucoup aujourd'hui... Je t'ai connue bien plus déterminée. » Sans quitter réellement la vitre contre laquelle elle s’appuyait, elle tourne légèrement le visage vers lui, le regardant du coin des yeux ne voulant pas réellement qu’il la voit. Rian a ce petit sourire amusé qui se dessine sur ses lèvres, c’est vrai qu’elle s’était connue plus entêtée et maintenant qu’il le disait, cela la surprenait un peu. « Disons que je gagne en maturité sauf si c'était un reproche à ma sagesse en acquisition.» dit-elle doucement, mais sa voix n’était pas assez forte pour atteindre son ami, la musique couvrait le son de sa voix et la brune hausse légèrement les épaules. Elle ne voulait pas faire d’effort pour qu’il puisse entendre ses bêtises, elle pouvait faire pire, se confesser pour enlever ce poids qu’elle avait depuis si longtemps. Mais ce serait injuste envers lui, et envers elle, fuir elle le fait depuis tellement longtemps, un peu plus ne lui ferait pas de mal. « Je m'attendais déjà à beaucoup plus batailler pour t'emmener avec moi. J'avais même songé à te porter sur mes épaules et de t'attacher de force dans la voiture... Tu es sûre que ça va bien ? », Cette fois elle ose de nouveau le regarder. Est-ce elle où venait-elle de desceller dans sa voix de l’inquiétude ? Jusque-là c’était une surface plane qu’elle longeait, lisse et polie, elle n’arrivait pas à briser ce mur autour de lui et là, soudainement, c’est comme si elle venait de découvrir une brèche, minuscule.

Il baisse le volume et adieu cette petite intimité qu’elle avait pu déguster rapidement. Elle aurait pu lui casser du sucre dans le dos voir même en face car ils étaient l’un à côté de l’autre. « Mais si tu ne veux pas en parler je te laisse tranquille », et elle se surprend à poser sa main sur son bras. Main qu’elle retire aussitôt se rendant compte qu’elle pouvait l’empêcher de se concentrer sur sa conduite, dans ses mouvements quand bien même pour le moment, la route semblait être des lignes droites infinies. « Pardon. » bafouilla-t-elle, sursautant autant que si cela avait été elle la conductrice mais elle ne le quitte pas des yeux ou presque en les baissant quelque instants, confuse. Rian était presque assise, tournée vers lui. « J’avais juste peur de t’embêter, surtout que tu conduis. », elle ne sous-entendait pas qu’elle n’avait pas confiance en ses talents de conducteurs, juste qu’elle était consciente que parfois le passager à côté du siège conducteur pouvait juste taper sur les nerfs et entrainer parfois la perte de patience du conducteur. Certain avait besoin de silence, et d’autre pouvait parfaitement faire les deux à la fois.

Rian passe sa main dans ses cheveux, et d’un mouvement les ramène en arrière, comme pour dégager son visage, ou juste gestuel qui trahissait un peu sa gêne. Gêne qui disparut aussi vite que si on soufflait sur la fragile flamme d’une bougie. Regard pétillant, elle l’observe pour ne pas rater la moindre de ses expressions ou tout simplement parce que c’était plus agréable de parler face à quelqu’un qu’un paysage qui commençait à être monotone. « Moi qui pensait te laisser tranquille, ne te plains pas si maintenant tu me trouves dérangeante. » déclara-t-elle sur un ton plus enjoué, spontanée car se fend sur ses lèvres un sourire taquin. Elle incline son visage sur la droite et fait papillonné ses cils et d’une voix plus flutée lui demande « Dites-moi chez Prince, quelle genre de princesse suis-je ? ». Elle savait qu’il n’allait pas lui répondre tout de suite, seulement après la série de virage qui s’annonçait assez serré. Sans se faire prier, elle se réinstalle correctement sur son siège, ne pouvant cependant pas se retenir de l’observer, cette fois-ci ouvertement. Le voir concentrer l’amusait un peu, ça changeait un peu de cet air relaxé, décontracté et joueur qu’il n’avait de cesse à lui exhiber.

La brune ne peut s’empêcher de rester tranquille durant les séries de virage, car après tout elle avait totalement confiance en les qualités de conducteur de son ami. Regardant la route, elle demande « suis-je une princesse qui cultive la vertu ou bien au contraire, je suis dans le genre peste, à faire fuir tous les princes du royaume et finir sorcière, fiancée à des potions et alambics ? ». Elle hausse des épaules et soupire théâtralement, « Prince, quel genre de promise aimerais-tu avoir ? Ou plutôt, quel conseil me donnerais-tu pour améliorer mes pauvres qualités ? » Continua-t-elle d’une voix plutôt plaintive, caricaturant à l’instant les dessins animés qu’elle avait pour habitude de regarder en passant devant les magasin d’électronique. Un peu de ridicule ne tuait pas, et elle le savait pour l'avoir expérimenté bien malgré elle à plusieurs reprises à face à Jae Hwa par le passé.





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MessageSujet: Re: « just come with me »   Dim 21 Avr - 20:00

just come with me.


« Pardon. » m'avais-tu dis, mais je ne compris pas tout de suite pour quoi. Je te regardais alors, les sourcils froncé, attendant une quelconque explication à ce pardon, avant de réaliser que c'était parce que tu avais posé tes mains sur mon bras. Mais si tu savais à quel point cela ne me dérangeait pas. Je me contentais alors de légèrement sourire, retournant ma tête vers l'avant de la voiture pour regarder où je nous menais, et pour éviter de tomber sur le côté. « J’avais juste peur de t’embêter, surtout que tu conduis. » J'hochais simplement la tête. Ce n'était pas comme si c'était grave, ou comme si tu me dérangeais vraiment. En vérité, tu faisais plutôt le contraire, tu m'empêchais de m'ennuyer comme j'aurais pu le faire avec cette longue route.

Je préfèrais que tu me parles, même si c'était pour dire n'importe quoi, plutôt que tu t'endormes à mes côtés et que je sois obligé, moi, de rester éveillé durant tout le trajet, alors que ma seule envie aurait été de m'endormir moi aussi. La seule chose qui m'aurait vraiment dérangé venant de toi, ce soit que tu mettes ma main devant mes yeux, ou que tu me prennes la tête pour que je te regarde toi et non plus la route, mais je doutais que tu oses à un moment faire ça. J'étais sûr que tu tenais bien trop à la vie pour ne serait-ce que la risquer pour une chose aussi idiote. Et puis, si ce n'était pas l'accident qui nous tuaient, ça serait mes mains qui te tueraient d'avoir participer à la destruction de ma voiture.

« Moi qui pensait te laisser tranquille, ne te plains pas si maintenant tu me trouves dérangeante. » Tu continuais à parler, et ta façon de le dire me rassura sur le fait que tu allais bien, et que tu n'étais pas déprimée pour une quelconque raison - on n'en était jamais trop sûr -. Je souriais alors que je gardais la tête bien droite, mais du coin de l'oeil, je te voyais en faire de même, complètement tournée vers moi. « Dites-moi chez Prince, quelle genre de princesse suis-je ? » Je mordis légèrement ma lèvre, amusé, mais aussi un tout petit peu gêné par la question. Que pouvais-je y répondre, aussi ? Après un petit moment, un léger rire s'échappa de mes lèvres alors que je secouais ma tête.

« Suis-je une princesse qui cultive la vertu ou bien au contraire, je suis dans le genre peste, à faire fuir tous les princes du royaume et finir sorcière, fiancée à des potions et alambics ? » Tu continuais de parler, et je cherchais déjà ce que je pourrais répondre à cela, posant mon coude gauche à côté de la vitre pour y appuyer mon menton, le frottant un peu en bougeant la tête de gauche à droite. Tu n'étais pas à proprement parler une peste, mais je pouvais te taquiner la dessus. Mais en avais-je envie aujourd'hui ? « Prince, quel genre de promise aimerais-tu avoir ? Ou plutôt, quel conseil me donnerais-tu pour améliorer mes pauvres qualités ? » J'haussais un sourcils amusé, alors qu'un petit sourire en coin se logea sur mes lèvres.

Pendant un moment, je restais silencieux, ne voulant pas te répondre tout de suite pour t'embêter un peu, après tout, ça ne serait pas vraiment être moi que de te donner tes réponses immédiatement et bien sagement, sans t'avoir taquiné ou quoique ce soit d'autre. « Promise ? » dis-je tout d'abord, d'un ton malicieux, laissant un petit blanc avant de recommencer à parler. « Tu te considères donc comme ma promise ? Serait-ce alors une déclaration ? » Avec un sourire amusé - et juste amusé -, je tournais la tête vers toi pour te regarder pendant un moment, avant de la remettre droite. « Ça me flatte » Je rigolais légèrement pendant une petite seconde, avant d'essayer de redevenir un tout petit peu plus sérieux.

Je tapotais légèrement le volant avec mes doigts, avant de me décider à répondre à tes question. « Tout dépends du point de vue, tu vois. Pour certains, tu serais la princesse parfaite, belle et intelligente, celle qui, au fond, a un grand coeur, mais pour d'autres, tu serais la princesse maudite, celle qui est arrogante et qui ne mérite pas de finir sa vie heureuse. » Puis, je me tournais vers toi, un petit sourire sur les lèvres, et, en même temps que j'haussais mes épaules, je déclarais : « Après, suis-je de ces certains ou plutôt de ces autres, c'est à toi de choisir cette réponse. » La réponse était à mon sens plutôt évidente. Si je te considérais comme arrogante, tu ne serais pas à mes côtés actuellement, mais j'étais curieux de savoir dans quel groupe tu me plaçais.

« Quant à mon choix de promise, la première me semble plus qu'appropriée et idéale. » J'étais concentré sur la route, comme si je ne venais pas à moitié de me déclarer. Mais je savais que tu ne le comprendrais pas dans ce sens, cela faisait trop d'années que nous nous taquinions, et puis, ce n'était pas comme si nous pouvions avoir ce genre de sentiments l'un pour l'autre. C'était impossible.

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MessageSujet: Re: « just come with me »   Lun 22 Avr - 18:23

Les « il était une fois »
pourront-ils être des « il était un jour » ?


« Promise ? », Rian plisse des yeux. Est-ce tout ce qu’il avait retenu, ce mot ? Ou allait-il encore l’embêter en l’emmenant sur son terrain de jeu favori ? La demoiselle soupire intérieurement, priant que son pessimiste était juste fictif et qu’il n’allait pas s’amuser à jouer sur ses mots. « Tu te considères donc comme ma promise ? Serait-ce alors une déclaration ? Ça me flatte. » Elle ouvre la bouche, prenant un air des plus médusés et déconcertés digne de bande dessiné. S’il n’était pas au volant de la voiture, et qu’il marchait juste avec elle, Rian se serait donné à cœur joie de toquer le haut de son crâne. Et pour ça elle n’aurait même pas besoin de se hisser la pointe des pieds, certes il était plus grand qu’elle mais juste de quelque centimètre contrairement à son frère qui mesurait un mètre quatre-vingt à tout casser. « Je t’ai demandé quel genre de femme tu aimerais avoir. Comment être plus explicite que ça ? » Souffla-t-elle boudeuse en lui jetant un regard contrarié pendant quelque instant et de nouveau sourire, se balançant doucement au rythme de la musique qui était en train de diffuser, le humant presque avec des notes joyeuses. La sensation de vacance commençait doucement à l’envahir et c’était pour le moins des plus agréables. « Tout dépends du point de vue, tu vois. Pour certains, tu serais la princesse parfaite, belle et intelligente, celle qui, au fond, a un grand cœur, mais pour d'autres, tu serais la princesse maudite, celle qui est arrogante et qui ne mérite pas de finir sa vie heureuse. Après, suis-je de ces certains ou plutôt de ces autres, c'est à toi de choisir cette réponse.»

Elle resta un peu abasourdie par la réponse. Arrogante ne méritant pas de finir sa vie heureuse lui coupa l’oxygène de ses poumons. La brune resta immobile, sonnée apr une telle déclaration et quand bien elle n’était pas véhémente, cela la laissait profondément perplexe. Rian était consciente d’être loin de la perfection, et même plus proche de imperfection mais que certaine personne puisse lui souhaiter autant de malheurs, cela la contrarier un peu. Beaucoup. Le souhait, ou l’idée même d’un tel souhait ne lui était jamais venue à l’esprit, jamais elle n’avait pu souhaiter que le malheur soit la seule perspective possible pour une personne. Pas même à sa tante. « Quant à mon choix de promise, la première me semble plus qu'appropriée et idéale. », elle ne peut s’empêcher d’avoir un sourire plutôt crispé en l’entendant dire ses mots, elle n’avait rien contre lui, elle était juste plongée dans ses pensées. Loin d’être vexée, elle resta silencieuse un moment, s’amusant à croiser et décroiser ses doigts.

S’étire un sourire sur ses fines lèvres. Parfaite ? Elle était loin de l’être, et semblait multiplier les défauts. Belle ? Elle ne s’était jamais trouvée moche même si parfois elle se remettait en question. Beauté et charme étaient deux choses différentes, voilà sa conclusion. Intelligente ? Sans modestie, elle l’était. C’était peut-être la seule qualité dont elle pouvait se vanter. Sa réussite scolaire, ses butins en étaient des preuves indiscutables. Cependant, on pouvait être un génie scolairement tout en étant un enfoiré de première.

« Maintenant que j’y pense, c’est les contes sont plutôt triste. La vilaine de l’histoire finit toujours seule et malheureuse. Personne ne veut rester à leur côté et jusqu’à la fin, tout le monde leur aura tourné le dos. Après tout, qui ne souhaite pas passer le restant de ses jours aux côtés du grand amour » dit-elle, rêveuse, appuyant inconsciemment sur le mot grand et amour qui sonnant alors plus sarcastique. Elle pivote son tête, ses épaules suivent le mouvement et elle le regarde. « La désirer parfaite, belle et intelligente, n’est-ce pas ce que tout le monde souhaite ? N’est-ce pas au fond un fantasme, un peu superficiel ? J'envie ces femmes qui peuvent être l'alliance des trois tout de même. Un peu, pas beaucoup. Un chouilla. » Trop parfaite, l’image était trop lisse et elle n’aimait pas ça ; quand bien même elle faisait certainement partie des gens qui, s’ils pouvaient avoir la chance de rencontrer ce genre de créature sublime, ne refuserait pas vraiment qu’elle entre dans sa vie. Enfin, c’est ce qu’elle pensait au départ.




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MessageSujet: Re: « just come with me »   Lun 22 Avr - 19:53

just come with me.


J'avais les yeux rivés droit sur la route, comme si rien n'était plus intéressant que cette étendue de goudron gris et monotone sur le sol, parsemé de temps en temps par de larges lignes blanches. Je ne voulais pas te regarder, pas après ce que je venais de te dire. J'étais sûr que ma façon d'agir allait te sembler louche, mais je m'efforçais de paraître détendu, adoptant cette attitude qui me déterminait tant aux yeux des autres. Mes deux mains sur le volant, je m'amusais encore à le tapoter régulièrement avec le bout de mes doigts, créant des petits rythmes sur la musique qu'on pouvait légèrement entendre dans la voiture en bruit de fond, couvrant à peine le bruit du moteur et des roues.

« Maintenant que j’y pense, les contes sont plutôt tristes. La vilaine de l’histoire finit toujours seule et malheureuse. Personne ne veut rester à leur côté et jusqu’à la fin, tout le monde leur aura tourné le dos. Après tout, qui ne souhaite pas passer le restant de ses jours aux côtés du grand amour » J'osais alors te jeter un coup d'oeil interrogatif, ne comprenant pas vraiment où tu voulais en venir avec ces contes tristes, et ne partageant pas vraiment ton avis. C'était étrange, d'ailleurs, parce que je me jugeais comme faisant parti de ces méchants des contes, il aurait donc été logique que je trouve que c'était triste, qu'ils ne puissent pas vivre le grand amour.

Mais à mon sens, ils méritaient ce qui leur arrivait. S'ils avaient fait des efforts, et qu'ils n'étaient pas resté enfermés dans cette image et cette attitude de méchant, ils auraient pu trouver quelqu'un qui leur conviendrait, quelqu'un qui les aimerait tout de même. Ils auraient fait une première bonne impression, la personne aurait souhaité en connaître plus, et tout ce serait enchaîné naturellement, et ils n'auraient pas eu tout le monde contre eux. Je pinçais un peu mes lèvres, alors conscient qu'avec mon attitude, je finirais sûrement seul. Mais ce n'était pas comme si je souhaitais vraiment l'avoir, ce grand amour.

« La désirer parfaite, belle et intelligente, n’est-ce pas ce que tout le monde souhaite ? N’est-ce pas au fond un fantasme, un peu superficiel ? J'envie ces femmes qui peuvent être l'alliance des trois tout de même. Un peu, pas beaucoup. Un chouilla. » Je fronçais les sourcils, penchant un peu ma tête sur le côté avant de te demander : « Pourquoi aurais-tu à les envier ? » Je laissais un peu ma question en suspens, ne comprenant pas comment tu pourrais envier des femmes qui ne t'arrivaient même pas à la cheville. Mais je n'avais jamais compris pourquoi les femmes ne cessaient jamais de se dévaloriser par rapport aux autres.

Faisaient-elles ça pour qu'on leur prouve le contraire, qu'on les complimente, qu'on les rassure ? Le faisaient-elles parce qu'elles avaient envie de nous surprendre en nous montrant que finalement, elles étaient meilleures que ce qu'elles nous avaient fait penser ? Ou le faisaient-elles parce qu'elle croyaient réellement qu'elles n'étaient ni belles, ni intelligentes, et bien loin d'être parfaites ? « Je ne pense pas que désirer une femme parfaite, belle et intelligente soit un fantasme, parce qu'après, tout est une question de point de vue. » Je te regardais quelques secondes droit dans les yeux, avant de reporter mon attention sur la route et d’accélérer un petit peu.

« Comme je t'ai dis avant, pour certains, une femme peut être parfaite, mais cette même femme peut être pour d'autre une sorte d'incarnation du mal. » Je pinçais une nouvelle fois mes lèvres, ne sachant pas si j'allais continuer à argumenter ou non, s'il y en avait besoin ou si tu avais compris où je voulais en venir. Puis, j'osais prendre un exemple plus concret, mais loin d'être des plus plaisants. « Par exemple, mes parents. Je trouve que ce sont les personnes les plus horribles au monde, pourtant, ils sont amoureux l'un de l'autre. » Je ne savais pas pourquoi je t'avais dis ça. Je ne parlais jamais de mes parents, à quiconque, c'était quelque chose de bien trop personnel et que je préférais cacher parce qu'ils me faisaient tant honte.

Mais c'était toi, et pour toi, je faisais des exceptions. Je ne parlais plus pendant un moment, ne sachant pas quoi ajouter. Puis, haussant les épaules d'une manière un peu détachée, comme si ce que j'allais dire n'était pas totalement fleur bleue et niais, je dis enfin, d'une voix faible : « Après, on peut se montrer sous son meilleur jour quelques instants, et une fois que l'amour prends sa place, tout les défauts sont oubliés. On dit bien que l'amour rends aveugle, et je pense que c'est en partie vrai. »

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MessageSujet: Re: « just come with me »   Mar 23 Avr - 8:40

Nous avons vécu des chemins séparés et pourtant
j'ai l'impression que nos malheurs sont parfois les mêmes au fond.


Dès qu’il s’agissait de faire des paris sur ce qu’il pouvait lui répondre, la demoiselle pariait toujours contre elle. Jamais il n’irait là où elle le voudrait, c’était agaçant, frustrant et un poil décevant mais cela faisait tout le charme du jeu. « Pourquoi aurais-tu à les envier ? » Elle n’avait rien à leur envier, c’était une cause futile voire inutile de toujours vouloir être mieux ou tout juste comme elle. Personne n’est parfait et elle était certaine que derrière ce masque de perfection, subsistait une noirceur que même un gommage intensif ne pouvait effacer ; à condition bien évidement d’être humain. La demoiselle voulait lui arracher ses maudits compliments mais c’était peine perdue, il ne le fera pas. Même un adjectif aurait suffi. Son plan tombait à l’eau tel un château de carte balayé par le premier courant d’air qui pénétrait la pièce, elle dégage d’un revers les cartes qui s’éparpillent alors sur le sol. Elle baisse son regard, fixant les gants qu’elle portait un moment. Il parle et elle l’écoute avec la même attention que depuis leur départ du café et il accélère un peu. « Comme je t'ai dit avant, pour certains, une femme peut être parfaite, mais cette même femme peut être pour d'autre une sorte d'incarnation du mal. » dit-il tandis qu’elle était occupée à s’adosser confortablement à son siège, inclinant même ce dernier pour être un peu plus allongé sans pour autant oublier d’écouter Jae Hwa. Cette position lui permettait ainsi de voir son ami, tout en profitant du paysage.

« Par exemple, mes parents. Je trouve que ce sont les personnes les plus horribles au monde, pourtant, ils sont amoureux l'un de l'autre. » si les compliments n’étaient pas une chose récurrente, elle savait que celui de ses parents étaient encore plus rare, presque tabou. Même si les siens pouvaient être horribles, ils demeuraient ses parents. Lui pouvait mettre un visage à ces personnes, mais elle, elle ne se souvenait même plus de leur visage, de leur voix, ni même de leur chaleur. Tout ce qui restait d’eux, c’était de petits images dont elle ne pouvait être certaine de leur authenticité car peut-être que ces images venaient juste de son imagination. Combien de fois les avait-elle rêvés, imaginés ? Plus d’un milliard de fois. Aujourd’hui, elle était incapable de dire si elle était restée cette enfant qui au fil des années les attendait encore, ou bien si elle avait fini par les détester. Elle détourne légèrement sa tête, fermant les yeux quelques instants. L’air était particulièrement sec.

« Après, on peut se montrer sous son meilleur jour quelques instants, et une fois que l'amour prends sa place, tous les défauts sont oubliés. On dit bien que l'amour rend aveugle, et je pense que c'est en partie vrai. », c’était ce genre de phrase qui lui disait que Jae Hwa n’était pas ce qu’il prétendait être, c’était ce genre de phrase qui l’avait poussé à rester près de lui, mais juste assez loin pour pouvoir être avec lui. Ce jeu finirait par les rendre fou, entre tous ce qu’ils se disaient à demi-mots, sous-entendaient, la vérité était manipulation, déguisé parfois par des mensonges. Elle ne savait quoi répondre, approuvant ses mots avec des hm. « Aimer est peut-être la plus belle chose qui nous a été donné. »souffla-t-elle, Le paysage urbain était bien loin derrière eux, défilait à présent la campagne, les montagnes.

Lorsqu’elle aperçut des chevaux, elle ne put retenir sa fascination, « des chevaux ! ». Instantanément, elle sortit son portable et l’enclencha en mode appareil photo pour les photographier. Le but ? Envoyer l’image à son frère qui devait à cette heure-ci être réveillé. Bingo, en revenant sur sa page d’accueil, elle remarqua une petite enveloppe tout en haut de l’écran. Elle lui répondit et puis, redressa son siège pour se tourner vers son ami et le prendre en photo, photo qu’elle envoya aussitôt. « Pour Ryun, histoire de le rassurer que je suis avec une personne de confiance. » dit-elle amusée rien qu’en pensant à l’expression que pouvait avoir son jumeau. Elle n’avait pas besoin de se justifier, mais c’était juste pour la forme. Rian remet son téléphone dans sa poche de droite et se tourne une nouvelle fois vers Jae Hwa. « Veux-tu boire, manger quelque chose Oppa? », cela faisait une heure qu’ils roulaient, peut-être qu’une petite pause serait la bienvenue pour qu’il puisse un peu bouger, se dégourdir les jambes sauf qu’il tenait à tracer pour arriver le plus vite possible à l’auberge.



Dernière édition par Ahn Rian le Mar 23 Avr - 17:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « just come with me »   Mar 23 Avr - 14:36

just come with me.


« Aimer est peut-être la plus belle chose qui nous a été donné. » Tu avais alors répondu, et je me contentais de sourire légèrement. J'étais d'accord avec toi, mais je n'avais pas besoin de te le dire. Aimer faisait toujours ressortir le meilleur de nous. Quand on aimait, on voulait toujours faire des efforts pour que ce sentiment nous soit donner en retour. Malheureusement, il arrivait aussi que l'amour pouvait nous faire faire les pires choses : blesser par passion ou par jalousie. Avec cette phrase, tu avais mis fin à notre conversation, et j'en étais plutôt satisfait, parce que je ne trouvais plus rien à ajouter, et que je n'avais pas envie de partir dans une grande conversation inutile dont au final, aucun de nous n'en ressortirais content.

Un silence s'installa alors dans la voiture, et l'on pu juste entendre la musique qui passait à la radio. Pourquoi aimait-on ? Je me posais parfois cette question, mais je n'en trouvais jamais la réponse. Qu'est ce qui fait que nous cherchions toujours l'amour, alors que, la plupart du temps, nous étions particulièrement conscients que cela ne nous apportera que du mal ? Les gens aimaient souffrir, je me disais alors, je l'avais découvert depuis longtemps cela, grâce à mes parents. Et les gens aimaient aussi répandre le mal autour d'eux, parce que vivre la vie simplement et sans soucis, c'était impossible. Alors, les gens cherchaient les complications partout alors qu'il n'y en avait nul part.

« des chevaux ! » je tournais brusquement la tête vers toi, ta voix me sortant de mes pensées. C'était surpris que je te voyais sortir ton téléphone avant de prendre une photo, me demandant alors ce que tu allais en faire. Je tournais la tête vers la route, les sourcils froncés par la curiosité qui me dévorait, mais bien rapidement, tu m'expliqua ce que tu étais en train de faire. « Pour Ryun, histoire de le rassurer que je suis avec une personne de confiance. » J'hochais alors tranquillement la tête, les muscles de mon visage se détendant. « Veux-tu boire, manger quelque chose Oppa ? » Je gonflais alors les joues, réfléchissant sérieusement sur est ce que j'avais envie de boire là, maintenant, ou de manger.

Puis, n'arrivant pas à me décider si oui ou non j'en avais envie, je te demandais : « Tu en as envie, toi ? Si oui, on peut prendre une pause, parce que je ne tiens pas à ce qu'il y ait des saletés dans la voiture... » Je te regardais un instant, attendant ta réponse, tout en ralentissant un peu la voiture. Où pourrions-nous nous arrêter. Y avait-il au moins des aires prévues pour les arrêts sur cette route ? Oh, et puis, une pause ne serait finalement pas de refus. J'avais bien envie de me dégourdir les jambes, et de peut être fumer un petit peu. « Non finalement, j'ai aussi envie de prendre une petite pause. Tu as ramené quoi, au fait ? »

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MessageSujet: Re: « just come with me »   Mar 23 Avr - 17:17

Le printemps vient d'arriver
mais l'été semble être au rendez-vous.


Il gonfle ses joues et elle n’a qu’une envie, d’appuyer dessus pour expulser l’air, mais elle se retient de le faire, ne voulant pas le déconcentrer alors qu’il tenait le volant. Elle se pince les lèvres et fixe son portable, pour se changer les idées répond aux sms de son jumeau. « Tu en as envie, toi ? Si oui, on peut prendre une pause, parce que je ne tiens pas à ce qu'il y ait des saletés dans la voiture... » Demanda-t-il en la regardant. Elle roule des yeux et ne peut s’empêcher de rire doucement, de glousser portant rapidement sa main contre ses lèvres. Lui et sa voiture, c’était tout une histoire d’amour, encore étonnant qu’il laisse les gens monter dedans. La brune hausse les épaules, « je disais ça pour toi surtout, j’ai mangé avant que tu n’arrives au café. Je n’ai pas faim mais j’ai bien envie de marcher un peu ». Trois assiettes précisément, la demoiselle avait un appétit d’ogre que certain avait du mal à concevoir. Avec ce qu’elle avait avalé, elle pouvait très bien se permettre de sauter un repas voire deux selon ce qu’elle faisait.

« Non finalement, j'ai aussi envie de prendre une petite pause. Tu as ramené quoi, au fait ? », Elle esquissa un sourire radieux, avant de lui répondre avec un enthousiasme non dissimulé « j’ai pris pas mal de chose. Assez pour pouvoir faire un pique-nique improvisé ». Était-ce une chose qu’elle avait planifiée à l’avance ? La demoiselle le nierait absolument mais elle faisait partie juste des gens qui ne pouvaient absolument pas partir quelque part les mains vides, ou le sac vide. Même si au départ c’était de la prévoyance, c’est devenu à force une sorte d’habitude que de sortir avec de quoi grignoter si elle avait faim, une bouteille d’eau si elle avait soif, avec une trousse à pharmacie si elle se blessait. Mais parce qu’elle partait, et que la route était longue, elle s’était dit que prendre plus pourrait être mieux, après tout ils étaient deux.

Les champs étaient maintenant le principal paysage qui s’offrait à eux, la campagne s’étendait à perte de vue. Ils étaient seul sur les routes, ils avaient croisés peut-être une dizaine de voitures au maximum. Si la route était bordée de champs à leur droite, à la gauche c’était quelques grands arbres qui leur donnait un peu d’ombre. Depuis qu’ils roulaient, il y avait très peu de panneau, et le peu qu’ils avaient perçus était des panneaux pour signaler le probable passage d’animaux, ou des signalisations de vitesse, trajectoires. Aucune aire de repos ne semblait avoir été prévue dans le périmètre, et à force de rouler, cela devait une évidence. Il n’y avait de tel aménagement sur le chemin qu’il empruntait. « Range-toi sur le côté, sous un arbre ça nous fera un peu d’ombre. » dit-elle en indiquant le grand chêne à leur gauche, il y avait suffisamment d’espace pour qu’il range la voiture en dessus, un peu plus loin toujours vers la gauche, se trouvait un champ de blé tandis qu’à l’opposé, on pouvait voir quelques chevaux et vaches profiter du soleil.

Dès qu’il coupa le moteur, la demoiselle sortit et dès qu’elle foula le sol, elle s’étirait les bras. Cela faisait du bien de s’arrêter, de prendre l’air. Il faisait particulièrement chaud aujourd’hui et lorsque la brise fraiche lui ébouriffa les cheveux, elle se mit face à celle-ci pour profiter de cette bouffée d’air froid levant même les bras. Le vent part, et elle secoue doucement ses cheveux. La demoiselle saisit un élastique autour de son poignet et commence à nouer ses cheveux en une queue de cheval. Lorsqu’elle eut terminé, elle pivote sur ses talons et s’adresse à Jae Hwa, « que veux-tu manger ? Boire ? ». Elle ouvre la portière passagère, et sort les sacs.


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MessageSujet: Re: « just come with me »   Mar 23 Avr - 18:59

just come with me.


Une pause, oui, c'était une bonne idée. Je n'y avais pas pensé moi-même, trop pressé d'arriver aux sources, surtout que nous avions pris un peu de retard sur le programme que j'avais établi, mais j'en avais assez de rester concentré sur la route, toujours dans la même position, mes deux bras tendus pour pouvoir tenir ce volant que j'avais rarement à tourner, comme nous n'étions pas encore dans la montagne avec tout ces virages serrés pour pouvoir arriver jusqu'en haut. Et c'était encore une bonne idée que nous ne pourrions plus nous arrêté une fois que nous aurons commencé à grimper, étant donné que la route était si étroite qu'elle ne nous donnerait pas l'occasion de nous ranger sur le côté. Curieux, je te demandais ce que tu avais emmené.

« J’ai pris pas mal de chose. Assez pour pouvoir faire un pique-nique improvisé » me répondis-tu alors, et je me contentais alors de hocher la tête. Ce n'était pas très précis comme information, mais je lui faisais assez confiance pour penser que tu n'avais pas emmené quelque chose qui me rendra malade ou qui serait empoisonné, ce qui compromettrait fortement le voyage. Continuant de rouler, j'essayais de voir si il y avait un endroit où nous pourrions nous arrêter, mais il semblait que tout autour de nous, il n'y avait que des champs à perte de vue. Je soupirais légèrement, peu réjoui par le fait de ranger ma voiture dans la terre où mille et une bestiole avait marché, ou même bien pire, mais nous n'avions pas l'air d'avoir d'autre choix.

Je ralentissais encore un peu, me faisant à l'idée que ma voiture allait sûrement être salie, et soupirais lorsque tu me dis : « Range-toi sur le côté, sous un arbre ça nous fera un peu d’ombre. » Sagement - trop d'ailleurs, j'étais si triste d'infliger ça à ma chérie -, je fis ce que tu me dis de faire, et, une fois que je fus arrêté, je tirais sur le frein à main, et éteignais enfin le moteur. Je laissais tout de même la clé là où elle était pour nous laisser un petit fond de musique, augmentant légèrement le volume de la radio. Je sortis à mon tour de la voiture, et la rejoignis de son côté, les mains profondément plongées dans mes poches.

Je te regardais profiter de l'air frais, admirant tes cheveux voler dans le vent jusqu'au moment où tu te les attacha. Et, avant que tu ne te retournes vers moi, je me mis à observer les chevaux comme s'ils étaient la plus belle et intéressante chose que j'ai vu de toute ma vie, comme si ce n'était pas toi que j'avais observé quelques secondes plus tôt. « Que veux-tu manger ? Boire ? » Je regardais par dessus ton épaule, avant de te murmurer au creux de l'oreille. « Pour que je te dise ça, il faudrait d'abord que je sache ce que tu as... A moins que tu ne sois magique et que tu puisses faire apparaître des choses, ou bien que tu ne sois Mary Poppins et son sac infini où elle peut tout y ranger. »

Je me moquais, encore une fois, parce que cela faisait juste trop longtemps que je ne l'avais pas fais, et rester dans une situation où j'étais trop gentil me gênait. Puis, je fis un, puis deux pas en arrière pour ne pas rester collé contre ton dos, avant de te dire sur un ton beaucoup plus doux. « Si tu as une bière, ça serait génial, et quelque chose de très très sucré aussi, à boire ou à manger. Mais sinon, donne moi la même chose que toi, ça me conviendra. » Je m'adossais ensuite contre ma douce voiture, puis fouillais dans mes poches dans l'espoir de trouver mon paquet de cigarette et mon briquet. Avec joie, je le trouvais. Avec désespoir, je constatais qu'il ne m'en restait que 5.

J'en pris tout de même une que j'allumais, appréciant la première bouffée comme à mon habitude, et la savourant au maximum, sachant que je ne pourrais plus en fumer beaucoup jusqu'à la fin de ces trois jours. « C'est mignon que tu sois si prévoyante » te dis-je, alors que tu me tournais le dos, un petit sourire sur le coin de mes lèvres, comme si ce n'était que pour te taquiner.


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MessageSujet: Re: « just come with me »   Mar 23 Avr - 20:34

La meilleurs amie des femmes ?
La poêle et s'il y a pas, le couteau.


Rian relève son visage, et s’attendait à le voir en face d’elle, de l’autre côté du véhicule mais elle ne vit personne. « Pour que je te dise ça, il faudrait d'abord que je sache ce que tu as... À moins que tu ne sois magique et que tu puisses faire apparaître des choses, ou bien que tu ne sois Mary Poppins et son sac infini où elle peut tout y ranger. », Son souffle chaud soudain contre son oreille la fit tressaillir, elle manqua presque de lâcher les sacs qu’elle tenait en main. Instinctivement, elle plaque sa main disponible contre son oreille et pivote sur ses talons pour lui lancer un regard noir, si elle pouvait matérialiser des éclairs, la brune le ferait sans hésitait pour le punir. Surtout que lui semblait s’amuser. Elle lève le poing, plisse les yeux avant de sourire amusé.

« Si tu as une bière, ça serait génial, et quelque chose de très très sucré aussi, à boire ou à manger. Mais sinon, donne-moi la même chose que toi, ça me conviendra », la demoiselle hausse un sourcil, et ouvre son sac et fit semblant de chercher, balayant juste du regard le contenu de ce qu’elle avait amené et le regarde. Par contre, ce qu’elle vit lui plus beaucoup moins, mais elle ne fit aucun commentaire, souhaitant juste avoir un ciseau pour lui couper le bout de sa cigarette. Rian ne dit rien, le vent était contraire et elle n’inhalait pas la fumée toxique. « C'est mignon que tu sois si prévoyante », il était maître dans l’art de la surprendre, elle esquissa un sourire réjouie, profitant qu’il ne puisse la voir avec une telle expression. Elle se fichait s’il lui disait que c’était pour se moquer d’elle, et elle ignora son sourire qui lui criait que c’était pour la taquiner.

« Même si j’étais Mary Poppins, je ne sortirais pas de bière de mon sac, je préfère mille fois les bouteilles de soju. » si seulement elle pouvait l’être, au lieu d’avoir un don des plus inutiles et qui l’obligeait sans cesse à faire très attention avec ce qu’elle manipulait. Elle aurait voulu avoir ce don, être un doraemon plutôt que de détruire ce qu’elle tenait. « Mais ne dois-tu pas prendre le volant ? j’ai des paquets de bonbon, arlequin ou bien à la menthe. » dit-elle en lui montrant le contenu du sac, repoussant un peu les paquets de chips, et gâteaux pour lui montrer les sachets de bonbons. « Sinon, j’ai de l’eau minéral, du coca, un jus d’orange. Par contre, j’ai un thermos contenant du café, je me suis dit que ça pourrait t’être utile», il manquait une chose à sa liste. « J’ai pris du lait au cas où tu voudrais en ajouter à ton café. » ajouta-t-elle après avoir posé les sacs sur le siège, pour en sortir un couteau et une baguette, et de son autre main pris le beurre, le sachet de feuille de salade, et les tranches de jambon fumé. « Un pique-nique ce n’est pas juste des gâteaux et des boissons, il faut le sandwich. Tu m’as dit vouloir la même chose que moi, alors j’imagine que tu ne refuseras pas un plat un peu plus consistant que des friandises. » déclara-t-elle avec un ton plutôt solennel avant de commencer à s’activer pour lui préparer le fameux sandwich. Après avoir répété plusieurs fois le même geste pour les sandwiches en vitrine au Cat’s Eyes, la demoiselle finit rapidement de le préparer, utilisant tous les ingrédients qu’elle avait amené. Il lui fallait juste une poubelle pour jeter les emballages et voilà que son sac se déchargeait un peu.

Lorsqu’elle termina, elle tendit le sandwich à Jae Hwa mais avant de lui donner, elle coupa un petit morceau, à peine six centimètres et lui tandis le reste de la baguette. « Tu dois tout finir, gare à toi s’il en reste un morceau. » fit-elle en le menaçant avec le couteau, couteau qu’elle essuya vite pour le reposer dans le sac afin de ne pas faire de bêtises avec. Le petit morceau qu’elle tenait disparut bien vite dans sa bouche et pris une lingette pour s’essuyer les mains.




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MessageSujet: Re: « just come with me »   Jeu 25 Avr - 13:50

just come with me.


Je tirais ma seconde bouffée avec joie, malgré le fait qu'elle ne m'apportait plus les effets tant désirés du début, et je te fixais alors que tu me tournais le dos. « Même si j’étais Mary Poppins, je ne sortirais pas de bière de mon sac, je préfère mille fois les bouteilles de soju. » Je tournais la tête sur le côté, déçu de ne pas pouvoir avoir ma bière. J'en avais vraiment envie ! C'était frais, ça me désaltérait, et puis... j'en voulais juste une, quoi. J'avançais alors mes lèvres, une moue triste se créant peu à peu sur mon visage alors que je réalisais que je ne sentirais pas le liquide amer couler dans ma gorge et réalisant que je ne pourrais pas me rafraîchir grâce à ça.

Je m'approchais alors d'elle pour voir ce qu'elle avait à me proposer, jetant ma cigarette à peine à moitié entamée sur le côté pour ne pas l'intoxiquer. « Mais ne dois-tu pas prendre le volant ? j’ai des paquets de bonbon, arlequin ou bien à la menthe. » DES BONBONS ! Mes yeux s'illuminèrent comme ceux des enfants lorsque ce mot fut prononcer. Comme j'en avais envie ! J'avais envie de ça, je voulais ça et rien d'autre que ces paquets de bonbons. Je les mangerais tous s'il le faudrait, ils étaient à moi, je les voulais, ils me faisaient de l'oeil. Je sentais que maintenant que j'avais appris qu'il y avait des bonbons, je ne pourrais rien avaler d'autre. J'imaginais déjà la brûlure du sucre sur mon palais, et je ne pouvais pas m'empêcher d'en baver.

Le sucre, c'était ma grosse faiblesse. Je ne savais pas comment c'était arrivé, et je ne savais même pas depuis combien de temps j'avais découvert cette fichue passion pour tout ce qui était bien trop sucré et que les autres adultes semblaient tant détester. C'était peut être parce que je traînais trop avec des enfants, ou que je n'en avais jamais eu quand j'étais enfant, mais je ne pouvais m'empêcher de manger des sucreries à longueur de journée, des pâtisseries aux bonbons, tant que c'était saturé en sucre, tout m'allait. Et heureusement pour moi, je n'avais personne pour me surveiller et vérifier un prétendu diabète que je pourrais avoir.

Personne n'était au courant de cette passion - encore heureux, qu'est ce que je deviendrais - à part les jeunes enfants avec qui je passais du temps, mais eux ne comptaient pas vraiment, ils n'allaient pas en parler autour d'eux, de toute façon, personne ne les croiraient, ce sont des enfants. « Sinon, j’ai de l’eau minérale, du coca, un jus d’orange. Par contre, j’ai un thermos contenant du café, je me suis dit que ça pourrait t’être utile » J'acquiesçais calmement, alors que dans ma tête, tout ce qui restait était SUCRE SUCRE SUCRE, JE VEUX DU SUCRE. « J’ai pris du lait au cas où tu voudrais en ajouter à ton café. » Que tu étais mignonne, tu pensais vraiment à tout !

Mais qu'est ce que tu sortais ? Du salé ? Mais n'avais-je pas dis que je voulais juste des choses très sucrés. Je faillis pousser une plainte de désespoir quand je t'entendis me dire : « Un pique-nique ce n’est pas juste des gâteaux et des boissons, il faut le sandwich. Tu m’as dit vouloir la même chose que moi, alors j’imagine que tu ne refuseras pas un plat un peu plus consistant que des friandises. », voyant mon rêve de sucrerie s'éloigner loin de moi. Je regardais le sandwich que tu venais de ma faire avec une moue triste, le prenant à contre coeur tout en essayant au maximum de le cacher pour ne pas la vexer et pour ne pas avoir à faire à plein de question.

Je croquais dedans lentement, pleurant presque de ne pas sentir de sucre - j'étais tellement capable de rajouter de la confiture ou du miel dedans pour avoir une touche de douceur - mais je dus me retenir. « Tu dois tout finir, gare à toi s’il en reste un morceau. » Je regardais le sandwich sur toute sa longueur, me disant qu'une fois que je l'aurais fini, je n'aurais même plus de place pour manger mes bonbons, mais je continuais tout de même de croquer dedans, à une vitesse folle, ne mâchant presque plus. Plus je le mangeais vite, plus vite je pourrais remplir ma bouche de sucrerie à m'en brûler la langue.

« Délicieux. » dis-je avec un ton très sérieux, continuant de déguster le fabuleux sandwich mais... NON, JE NE LE PENSAIS PAS, JE VEUX DES BONBONS MOI, DES BONBOOOONS, PAS UN SANDWIIIIIIICH. Je me calmais intérieurement, avant de lui demander, posant le sandwich n'importe où : « Tu as quelque chose de sucré à boire, bien entendu ? Coca, sprite, ice tea, peu importe ? » Je ne rêvais plus que de ça, de sentir du sucre dans ma bouche. Après tout, je n'avais pas encore eu l'occasion d'en manger, et c'était crucial pour moi d'avoir ma dose de sucre. C'était comme une drogue. Une drogue douce certes, très douce et délicieuse, mais une drogue dont je ne pouvais pas me passer.

Une fois que tu eus le dos tourné, je croquais une dernière fois dans le sandwich avant de le jeter loiiiiin, loiiiiiiiiiiin pour te faire croire que je l'avais finis à vitesse grand V, et, une fois que tu te retournais, je tendis mes mains vides face à toi : « tu as vu, j'ai déjà tout mangé, ce n'était pas la peine de me menacer ! » Je te fis un grand sourire innocent, espérant que tu n'allais pas vérifier que je l'avais réellement mangé - c'était louche pourtant, personne n'était capable de manger aussi vite ! -. Puis, je te demandais, avec un air détaché comme si cela ne faisait pas près de dix minutes que je rêvais mon monde en sucre. « on peut ouvrir un paquet de bonbons ? »

Puis, je me servis moi-même du café, rajoutant un fond de lait, et attendant d'avoir le paquet entre mes mains pour en mettre trois discrètement dans le liquide, espérant qu'ils fondent à l'intérieur, et en fourrant directement deux dans ma bouche comme s'il n'avait s'agit que d'un seul et même bonbon. « mhhhhhhh » Je n'avais pas pu retenir ce gémissement de plaisir à sentir enfin cette brûlure de sucre sur mon palais, penchant la tête en arrière tant ça faisait du bien, et souriant comme un bienheureux. Histoire de ne pas paraître idiot, je tendis ma tasse devant moi, et dit avec sérieux : « ça fait du bien de boire du café ! ça réveille » Mais je n'avais pas vu que les deux arlequins étaient remontés à la surface.

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MessageSujet: Re: « just come with me »   Jeu 25 Avr - 19:32

Coupable de
magie ou charabia


Remarquant qu’elle s’était coupée l’index, la demoiselle pressa la blessure avec son pouce pour faire perler la goutte de sang avant d’essuyer à coup de lingette mais finalement abandonna en portant son index à ses lèvres, la blessure était fine, superficielle. Elle remit rapidement ses gants, « Délicieux » dit-il avec un tel sérieux que la jeune femme le prit un peu comme un sarcasme, elle n’en croyait pas un mot. Elle prit le compliment, haussant les épaules et affichant un demi-sourire qui disparut bien vite de son minois angélique. « Tu as quelque chose de sucré à boire, bien entendu ? Coca, sprite, ice tea, peu importe ? » Demanda son ami, elle fronce les sourcils, et prit un air contrarié « soit tu es un poisson rouge, ou bien tu ne m’écoutes pas. J’ai pris du coca. » Lui répondit Rian, avant de se baisser pour ne pas se manger en pleine face la toiture du voiture pour saisir dans l’autre sac une canette de coca encore toute froide posant sur le siège passager son genou afin d’avoir plus d’équilibre.

En voulant se relever trop vite, elle se cogne haut du crâne et s’extirpe du véhicule en se massant la bosse qu’elle venait tout juste de se faire. Elle plissa des yeux en voyant les dix centimètre de sandwich restant disparaître. La brune lui lance un regard blasé, inquisiteur, « tu as vu, j'ai déjà tout mangé, ce n'était pas la peine de me menacer ! » c’était louche, très louche mais elle n’en souffla pas un mot, de peur de paraître paranoïaque, se contentant de masser l’arrière de son crâne et lui tendant d’une autre main la canette de coca. « tu as de la chance, elle est encore très froide. »

N’ayant ni réellement faim, ni soif, la demoiselle s’assit sur le pare choc arrière de la voiture de Jae Hwa, et prit son portable pour répondre aux messages de son frère qui lui était resté au Cat’s Eyes. Elle défit ses cheveux, et les secoua pour leur redonner un peu de volume, risquant même ses doigts pour les coiffer et à son plus grand bonheur, aucun nœud ne vint gêner son mouvement. « On peut ouvrir un paquet de bonbons ? » elle lui répondit par un oui, avant de se lever pour dégourdir un peu ses jambes, ils n’allaient pas rester longtemps car le chemin était encore long. Elle entendit le son du plastique froissé et s’en suivit un hm de satisfaction. Même s’il ne voulait pas l’admettre et jouait sans cesse les gros bras devant elle, il était plus immature et moins insensible qu’il ne lui faisait croire. Cependant, une question lui resta au travers de la gorge, pourquoi s’entêtait-il à toujours montrer cette partie de lui ? Après sept ans, elle était consciente qu’il y avait anguille sous roche mais la peur de se heurter à un mur et le voir poser un second mur lui empêchait de réellement faire le pas.

Ne recevant pas de messages de son jumeau, la demoiselle se lève pour voir où en était Jae Hwa, s’il était prêt à reprendre le volant ou non. « ça fait du bien de boire du café ! ça réveille » dit-il avant même qu’elle puisse dire quoique ce soit, elle s’approche de lui, curieuse et voulant à présent en prendre une gorgée. Alors qu’elle s’apprêta à lui dérober le couvercle du thermos qui servait de verre, son regard s’attarda sur quelque chose qui flottait à la surface. Ou des choses qui flottaient. Sa main qui tantôt restait immobile dans les airs, arrêtée dans son mouvement saisit le nez de Jaehwa, coinçant son nez entre son index et son majeur. « Aigo, si tu voulais des bonbons depuis le début, fallait le dire. Arrivez au point même de le mettre dans ton café. » lui dit-elle en adoptant l’attitude d’une mère contrariée avant de rire, ne pouvant s’empêcher de garder son sérieux. « Oppa ! Tes un cas incurable ! Pas la peine de me faire cette expression. » Elle le pointa du doigt, coupable, avant d’appuyer sur le front de Jae Hwa, le forçant amené en arrière sa tête. Rian savait qu’elle n’était pas là pour lui faire la morale, ni même lui donner de leçon, cependant, une chose lui chatouillait l’esprit. Elle pose ses mains sur ses hanches, et avance, le forçant à rester contre son véhicule. Elle le regarde, incline son visage, scrutant ses yeux, cherchant la vérité et toute la vérité. « Dis-moi, maintenant que j’y pense. C’est impossible que tu aies pu finir ton sandwich en une bouchée. Qu’en as-tu fait ? » Ou plus précisément quel est ton secret ? À moins qu’il l’est gobé dans son intégralité et possédait des mâchoires extrêmement puissantes pour broyer et pour finalement engloutir, la demoiselle ne savait strictement pas comment il avait pu le terminer, mais redoutait déjà le pire. Quoiqu’il en soit, ils n’allaient pas s’éterniser ici.




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MessageSujet: Re: « just come with me »   Jeu 25 Avr - 20:07

just come with me.


Coca, bonbon, tout était la pour me remplir de joie. J'avais presque envie de faire descendre tout le paquet d'arlequin dans ma bouche, et de tous les laisser fondre sur ma langue, buvant des gorgée de coca pour faciliter le travail. Le sucre, c'était ma vie. Combien de fois je m'étais réveillé en pleine nuit pour manger des morceaux de sucre en cachette, faisant mine d'être surpris devant So Hee d'avoir si peu de sucre dans le paquet alors que j'en avais acheté deux jours avant. Malheureusement, elle, elle savait cette fichue passion pour le sucre que j'avais, et se moquait bien de moi en m'appelant l'enfant.

Mais toi, je ne pouvais pas te laisser savoir une telle chose. Je ne voulais pas que tu saches que j'agissais encore comme un enfant passionné de sucre et irresponsable envers sa santé. Gonflant mes joues, je buvais des toutes petites gorgées de mon café parce que je sentais que les arlequins ne fondaient pas et qu'il fallait les laisser encore un peu plus longtemps à l'intérieur. Et, faisant comme si de rien n'était, et que tout était absolument normal, je te déclarais à quel point j'apprécias les bienfaits du café. Cependant, ce que je n'avais pas prévu, c'était que mes deux jolis bonbons remontent tranquillement à la surface.

Je les regardais comme si je ne savais absolument pas d'où ils venaient, la mine surprise, presque choquée de les voir - en fait, je l'étais réellement, parce que je n'avais absolument pas prévu qu'ils allaient flotter ! -. Mais tu avais du comprendre, toi, parce que dès que tu les vis, tu saisis mon nez entre tes doigts et les pinça. Je laissais échapper une petite plainte, mécontent d'être traité comme un enfant. « Aigo, si tu voulais des bonbons depuis le début, fallait le dire. Arrivez au point même de le mettre dans ton café. » Je me mis à bouder, intérieurement bien sûr, me contentant de croiser les bras sur mon torse en gardant une expression dure.

Je t'avais dis que je voulais des bonbons en plus, je t'avais dis que j'avais envie de quelque chose de très sucré. Mais toi, tu avais décrété que pour un pique-nique, il fallait manger des sandwiches, et du coup, j'ai été frustré pendant un long moment de ne pas pouvoir avoir quelque chose de doux comme un bonbon dans la bouche. « Oppa ! Tes un cas incurable ! Pas la peine de me faire cette expression. » Je gonflais légèrement les joues en regardant de l'autre côté, faisant mine d'absolument ne pas comprendre ce que tu me disais, je ne faisais absolument pas une tête spéciale ou différente de d'habitude.

Je regardais partout, sauf toi, fixant mes yeux à peine quelques secondes sur les objets ou animaux avant de les bouger. Je ne mangeais plus mes bonbons, je ne buvais plus mon café, mais du coin de l'oeil j'avais pu voir que les arlequins avaient presque entièrement fondu dans le liquide, et une petite lueur s'alluma dans mes yeux alors que je me réjouissais d'avance d'à quel point ça allait être délicieux. J'avançais la tasse jusqu'à ma bouche, et au moment où j'allais en boire une gorgée, tu me demandais : « Dis-moi, maintenant que j’y pense. C’est impossible que tu aies pu finir ton sandwich en une bouchée. Qu’en as-tu fait ? »

Je me bloquais, entièrement. Plus aucun de mes muscles ne bougeaient alors que je fixais tout autour de moi. Que pouvais-je y répondre ? Je me détendis alors d'un coup, et comme une évidence, je déclarais : « je l'ai mangé pardi ! » J'haussais les épaules et levais les yeux au ciel pour montrer à quel point la question me semblait idiote et complètement dépassée, continuant alors de boire mon café à grande gorgée, m’étouffant presque avec le dernier morceau de bonbon qui n'avait pas eu le temps de se liquéfier, toussant alors pour ne pas qu'il reste coincé et qu'il me coupe entièrement la respiration - ce serait vraiment bête de mourir maintenant.

Une fois que j'eu fini, je tapais mes mains sur mes jambes, avant de lui dire : « que veux-tu que j'en ai fais sinon ? » Je restais sérieux face à toi, comme si j'ignorais vraiment la réponse à cette question, comme si je n'avais absolument pas jeté le sandwich quelques mètres plus loin. Me déplaçant, et faisant lentement le tour de la voiture, je te demandais, ayant peur que tu regarde aux alentours et que tu vois le sandwich sur le sol : « on y va maintenant ? vaut mieux ne pas trop s'attarder, la route est longue, et puis, on sait pas ce qu'il peut arriver en chemin, alors autant ne pas traîner inutilement ! »

J'entrais dans la voiture d'un mouvement souple, m'asseyant avant de ressortir aussi sec, posant mes bras sur le toit de la voiture pour te demander : « tu peux juste garder les bonbons sur toi, au cas où j'aurais un petit creux en route, ou que sais-je encore, que je ne fasse pas une crise d'hypoglycémie » C'était bien la dernière chose qui pouvait m'arriver, mais il me fallait bien une excuse pour dévorer ces bonbons sans dévoiler mon incroyable secret. Rapidement, je me remis dans la voiture, et te pressais pour que tu en fasses de même, priant les dieux pour que tu ne vérifies pas si nous avions oublié quelque chose.

Après un demi-tour de ma clé, le moteur s'enclencha, je le fis tranquillement ronronner, en attendant ta permission pour démarrer. « tu viens ou non ? j'attend maintenant ! »

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« just come with me »

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